EMMANUEL MACRON, UN JEUNE HOMME SI PARFAIT.

 

Anne Fulda, née le 10 mai 1963 à Paris, est une journaliste politique française, collaboratrice du Figaro.

« Un président très entouré » « François Baroin, le faux discret » «Portraits de femmes » « Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait »

L’auteur trace le portrait d’Emmanuel Macron après avoir interrogé ses parents et ses proches. Son livre, paru en 2017, retrace la carrière d’Emmanuel, ne parle pas de son programme politique mais nous le fait connaître surtout par de nombreuses citations.

Le premier chapitre est consacré à sa famille. Ses parents sont médecins. Ils se disent choqués de ce qu’ils ont pu lire dans les journaux à propos d’eux. Témoignages bouleversants. « A lire certains articles, Emmanuel n’a pas de famille ! C’est quelque chose que je supporte très mal, s’exclame Françoise Noguès-Macron. »

Emmanuel est né après la mort d’une petite fille. Ils sont très heureux et l’appellent Emmanuel qui, d’après l’aumônier de la clinique, est un dérivé d’un prénom hébreux « fils de Dieu »

Tous les deux agnostiques, ils n’ont pas fait baptiser leur fils. A leur grand étonnement, à douze ans, il déclare vouloir faire sa communion.

Très vite, Emmanuel marque une préférence pour sa grand-mère, Manette. Ce sera difficile à accepter pour sa mère, elle qui a renoncé à travailler pour élever ses trois enfants.

En sixième et sur les conseils de la grand-mère, ancienne directrice de collège, Emmanuel quitte le public pour entrer à la Providence, collège tenu par les Jésuites. Un choix peu en accord avec ses parents qui n’apprécient pas l’éducation stricte des Jésuites.

Germaine Noguès, la grand-mère, noue des liens très intenses avec Emmanuel. Une histoire d’amour qui durera jusqu’à sa mort le 13 avril 2013. «Il a préféré élire sa grand-mère Manette comme la déesse de son monde enchanté. La reine de son enfance et même de sa vie d’adulte.»

Ses parents sont évidemment très fiers de la réussite de leur fils mais regrettent d’être tenus à l’écart. Ils ont été deux fois à l’Elysée. Emmanuel Macron a adopté la famille de Brigitte. Ses enfants et petits enfants sont chez eux à l’Elysée. Emmanuel s’est créé une nouvelle famille. Il est de moins en moins présent aux réunions de sa famille naturelle. Compréhensible mais pour ses parents c’est dur à accepter de ne voir leur fils qu’à la télévision.

Anne Fulda consacre de longues pages à l’histoire d’amour d’Emmanuel avec Brigitte. Il a seize ans, elle trente-neuf quand ils se rencontrent. Professeur de Français, elle est son professeur de théâtre.

Leur longue liaison, longtemps cachée, va susciter la désapprobation des deux familles, celle d’Emmanuel et celle de Brigitte, celle aussi des collègues de Brigitte mais sera encouragée par Manette. Le père d’Emmanuel ne porte pas plainte comme il aurait pu le faire pour détournement de mineur. On pense au film « Mourir d’aimer ».

Mère de trois enfants, un mari banquier,  Brigitte Auzière devra divorcer pour pouvoir épouser Emmanuel. Quinze ans à vivre en marge, quinze ans qu’Emmanuel qualifiera d’éternité. Ils se marieront en 2007.

Je n’ai pas l’intention de raconter la carrière d’Emmanuel, elle est connue. Je reprendrai plutôt certains extraits significatifs du livre d’Anne Fulda éclairants sur la personnalité d’Emmanuel.

Que le lecteur me pardonne de les livrer en vrac.

« Le désir de convaincre et l’angoisse de déplaire sont liés de façon étroite. Comme s’il ne pouvait supporter de découvrir autre chose que l’approbation ou l’assentiment chez son interlocuteur »

« Il aime que tout le monde l’aime »

« Il a toujours le désir de plaire, d’être admiré »

« Il séduit, utilise, puis jette »

« Intelligence, esprit de synthèse, capacité d travail, charisme exceptionnel »

« Le gentil Macron sait avoir la dent dure quand il se sait concurrencer »

« Emmanuel a toujours eu des fidélités successives ou plutôt des infidélités successives, analyse un collègue de lENA qui précise qu’il ne renvoie pas l’ascenseur. Il se sert des gens. Mais ce qui est exceptionnel, c’est que les gens souvent intelligents le savent mais se font quand même avoir »

« C’est une énorme erreur de ne pas parler d’amour en politique parce que je pense qu’il y a un côté affectif, irrationnel, dont les gens ont besoin »

Je terminerai par cette allusion à ce meeting de Versailles qui m’avait, je dois le dire, plutôt choquée.

« Mystique, christique, le candidat d’En Marche, l’ancien élève des Jésuites ? Il a beaucoup été raillé sur ce thème, surtout après son premier grand meeting de la porte de Versailles terminé les bras en croix et la voix partant en vrille devant une foule enthousiaste. »