RAFLE DU VEL d’HIV.

 

Ce 16 juillet, la France a commémoré la rafle du Vel d’Hiv. Une cérémonie émouvante en présence de nombreuses personnalités. Plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune dont d’anciens déportés qui ont rappelé ce qu’ils ont vécu. Le président Macron avait tenu à inviter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Les 16 et 17 juillet 1942 12.882 juifs dont 4051 enfants sont arrêtés. Les célibataires et les familles sans enfants de moins de 16 ans sont dirigés vers le camp de Drancy, les autres sont parqués au Vélodrome d’Hiver. La police parisienne a agi sur l’ordre des Allemands mais ce sont bien des policiers français qui ont procédé aux arrestations.

En 1995 seulement, Jacques Chirac, président de la République, reconnaîtra la responsabilité française. « La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. »

Pourtant en 1983, Serge Klarsfeld citait les propos de Karl Oberg, chef de la police allemande à Paris. « Conformément à l’accord que j’ai établi avec Bousquet, la police française agissait de façon indépendante, dans une ligne de conduite commune avec la police allemande, et sous la responsabilité de Bousquet »

Dans son livre « Policiers dans la ville, une histoire des gardiens de la paix » Christan Chevandier précisera : « Entre mai 1841 et février 1944, c’est une dizaine de rafles qu’opère la Préfecture de Police dans certains cas avec les Allemands. » Mais, précise-t-il, il n’y avait aucun Allemand en juillet 1942.

Une page sombre dans l’histoire de France. On peut comprendre qu’elle ait été occultée, même niée.

Il ne faut cependant pas oublier que beaucoup de Français courageux ont caché des Juifs, parfois pendant toute la guerre.

75 ans après il faut oublier ceux qui ont cédé à l’antisémitisme allant même jusqu’aux dénonciations.

 

 

 

 

Monument commémoratif de la rafle du Vel’d’Hiv