MOHAMED SIFAOUI.

 

Mohamed Sifaoui est né en Algérie, en 1967. Journaliste, écrivain, réalisateur de reportages et de documentaires, il est également conférencier. Membre du Bureau national de SOS Racisme, il est par ailleurs impliqué dans le combat contre les racismes et l’antisémitisme. Il a couvert comme journaliste, depuis 1988, plusieurs zones de conflits et travaille depuis une vingtaine d’années sur les mouvements islamistes. Il a également réalisé plusieurs enquêtes journalistiques sur la montée de l’idéologie islamiste en Europe et en France. Ses principaux ouvrages sont : « Ben Laden dévoilé » « Combattre le terrorisme islamiste » « Mes « frères » assassins » « La France malade de l’islamisme ».

POURQUOI L’ISLAMISME SEDUIT-IL ?

Dans son avant-propos il tient à préciser : « L’Islam est une religion, une spiritualité, une éthique, des croyances, des traditions, des dogmes et des coutumes ; l’islamisme est une idéologie politique ou plus précisément une idéologisation de l’islam, voire une politisation de cette religion. »

Dans son premier chapitre, il va reprendre les grandes étapes de l’islam et de l’islamisme. Dès son installation à Médine, Mahomet est prophète, guide spirituel mais aussi chef de guerre, homme d’Etat et dirigeant d’un gouvernement, mais, précise l’auteur, ce sont les circonstances de la naissance de l’islam et le contexte de celle-ci qui l’ont exigé et non le texte coranique en tant que tel. Les musulmans veulent reconquérir La Mecque, considérée comme un lieu sacré parce qu’abritant La Kaaba, dont ils ont été chassés. C’est la première « guerre sainte » autorisée pour défendre leur foi. Mais, le « jihad » allait imprégner fortement les premiers croyants : « leur religion leur permettait de se défendre, ils pouvaient remporter un combat même opposés à une troupe plus puissante et mieux équipée et les versets coraniques annonçaient le « paradis éternel » à ceux qui seraient tués « dans le sentier de Dieu ». Ces conclusions seront largement utilisées plus tard par les islamistes.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que la religion musulmane était un progrès, une révolution même, pour l’époque. Elle s’opposait à l’injustice, instaurait un meilleur statut de la femme, plus d’équité en prônant une meilleure répartition des richesses etc.

Du long exposé que fait Mohamed Sifaoui de l’histoire de l’islamisme, je ne retiendrai que deux faits : la naissance du salafisme walhabite au XVIIIe siècle et de la confrérie des « Frères Musulmans » fondée en Egypte, par Hassan Al-Banna, en 1928.

Les salafistes appellent à un retour à l’islam d’origine qui pour eux signifie le rejet de toutes les idées humanistes et des principes philosophiques comme la démocratie, la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes. La charia devient sacrée, elle ne peut être ni discutée, ni modifiée, venant d’Allah, elle ne peut être que parfaite. D’où par exemple la justification des châtiments corporels.

Les Frères musulmans deviendront au fil des années le principal mouvement inspirant l’idéologie islamiste. « L’islam est religion et Etat, Coran et glaive, culte et commandement, patrie et citoyenneté. Allah est notre but, le Prophète notre modèle, le Coran, notre loi, le jihad, notre voie, le martyr notre voeu. » C’est la célèbre phrase doctrine d’Hassan Al-Banna.

D’après Mohamed Sifaoui, les Frères musulmans pratiquent un double langage. « Ses adeptes dénoncent le terrorisme tout en l’encourageant; ils se disent modernistes tout en favorisant l’archaïsme et prétendent respecter la démocratie tout en fustigeant les valeurs qu’elle renferme. » L’auteur consacrera tout un chapitre à  Tariq Ramadan, petit-fils d’Hassan Al-Banna qui fait l’apologie de son aïeul et affirme ne rien renier de son enseignement. L’auteur s’étonne d’ailleurs de l’audience qu’il a en France et regrette que, très souvent, il n’a pas en face de lui, quelqu’un capable de lui apporter valablement la contradiction.

Le chapitre 4 du livre est intitulé « Les idiots utiles de l’islamisme ». L’expression est empruntée à Lénine qui désignait ceux qui, par complaisance envers l’idéologie bolchevique, fermaient les yeux sur les réalités les moins reluisantes de l’Union soviétique. Mohamed Sifaoui accuse certains intellectuels français d’être les « idiots utiles » de l’islamisme parfois par anti-sionisme ou anti-américanisme. Ils leur reprochent aussi de traiter « d’islamophobie » toute critique de l’islam, ce qu’il juge injurieux pour les musulmans.

Que veulent les islamistes ? D’après l’auteur, leur objectif n’est pas « l’islamisation de l’Europe » mais la mise en place de conditions qui leur permettraient de pratiquer leur vision de l’islam comme ils l’entendent (…) représenter, un jour, une communauté suffisamment puissante au sein des sociétés européennes pour infléchir les positions des gouvernements quant à leur soutien à des régimes arabo-musulmans qu’ils considèrent comme « apostats » et faciliter la création de Républiques islamiques, surtout dans les Etats du Maghreb. »

Toujours d’après l’auteur, les Frères musulmans, souhaitent être assez forts pour peser sur les débats nationaux en vue d’amener les pays européens à modifier leur politique. C’est ainsi, par exemple, qu’ils sont largement intervenus dans l’affaire des caricatures danoises de Mahomet, dans les débats sur le port du voile ou de la burqua.

L’endoctrinement passe par les femmes qui ont un rôle important à jouer dans la diffusion de l’idéologie islamiste. Ce sont elles qui éduquent les enfants, elles, qui, par le port du voile rendent l’islam visible. « Finalement, celle qui est censée rechercher la discrétion fait tout pour se faire remarquer. Avec son voile, elle donne l’impression de vouloir dire : « Regardez-moi, je suis une musulmane pratiquante. » » Un comble, dit l’auteur, quand on sait que la religion interdit de manière claire et limpide l’ostentation.

Je n’ai pu donner qu’un faible aperçu de ce livre très documenté, qui ne fera certainement pas l’unanimité. Le titre est un peu trompeur car l’auteur ne répond à la question de la séduction de l’islamisme que brièvement. L’islamisme sait se servir de la pauvreté et de la misère. Les jeunes peuvent être attirés par une religion qui leur donne une nouvelle « identité », par un discours qui joue énormément sur « les mots tels que fraternité, solidarité, entraide, égalité, engagement et don de soi ». De plus, les islamistes utilisent abondamment les médias et internet. Les pages, les blogs, les forums se comptent par centaines et sont disponibles dans toutes les langues. On y donne des conseils et on recrute…

LIBRES PROPOS DE BLOGUEUSE.

 

Certains jours, je me dis en lisant ou en écoutant les journaux, vais-je réagir ? Ne vaudrait-il pas mieux décider que, pour vivre en paix, il faut fermer ses yeux, ses oreilles et qu’après tout, que je réagisse ou non a peu d’importance. C’est la solution la plus sage mais elle comporte une certaine lâcheté qui ne correspond pas à mon caractère.

Grosse polémique autour des propos d’Olivier Maingain : « Ces déclarations (celles de Bart De Wever et de Geert Bourgeois) reviennent à dire clairement qu’on va nommer des bourgmestres qui n’ont pas la confiance des électeurs, mais c’est énorme ! (…) Ce sont des pratiques  – j’ose l’expression qui est très forte – dignes de l’occupation allemande. C’est comme sous l’occupation lorsqu’on désignait des bourgmestres parce qu’ils étaient des alliés de l’occupant. »

Les réactions ont évidemment été très vives. Les propos sont provocateurs, dangereux pour les futures négociations communautaires donc difficiles à approuver. Mais, la comparaison avec les nazis, très désagréable, d’autres l’ont faite sans susciter de telles réactions. Au procès de Malika El Aroud et consorts, l’avocate d’un des accusés demande l’acquittement de son client, parce qu’il n’est pas terroriste, mais combattant, mieux, résistant comme les résistants sous l’occupation allemande ! Fort, non ? Autre exemple, Mahinur Ozdemir, députée voilée CDH, dans le Pan en parlant du PP : « Lors de leur premier congrès, ils fustigeaient le cdh d’avoir le pauvre privilège d’avoir fait rentrer une femme voilée au Parlement. Ils ne se rendent pas compte qu’on n’est plus à la période nazie. »

Claude Eerdekens traite Ecolo « de parti stalinien à l’organisation militaire et despotique » Propos condamnés par Elio Di Rupo mais la réponse d’Ecolo traitant Claude Eerdekens de « bouffon » n’est pas très digne.

Je n’ai repris que des exemples récents, je pourrais en prendre un autre, une phrase  fréquemment entendue :« L’euthanasie c’est l’eugénisme pratiqué par les nazis ».

Apparemment, la comparaison avec les nazis a encore de beaux jours devant elle.

Restons dans la justice. Bouchaïb Moqadem doit payer les frais du procès de Geneviève Lhermitte. Normal, dirais-je, conforme à la loi, mais son avocate, Me Motte De Raedt, va demander au ministre des Finances, qu’il ne soit pas obligé de payer, une question de morale ! Sans revenir sur le procès (j’en ai parlé en son temps) où le rôle joué par Bouchaïb Moqadem a été drôlement minimisé, les déclarations de son avocate sont, pour moi, inacceptables, mais bien dans l’air du temps.

L’anniversaire de la loi sur la dépénalisation de l’avortement a aussi fait l’objet d’attaques, pas très glorieuses. Accusation de meurtres, organisation d’une manifestation où l’on retrouve à côté de Monseigneur Léonard des représentants d’extrême droite : prêtres intégristes, étudiants nationalistes flamands, sympathisants FN. Le fameux respect de la nature continue à faire des dégâts. Avec humour, je ferais remarquer, que si l’homme avait toujours respecté la nature, il n’y aurait ni cultures, ni industries ! Je crois en la bonne foi de ceux qui sont contre la légalisation de l’avortement, je respecte la position de l’Eglise, mais je rappelle que la contraception a longtemps été interdite, qu’elle est toujours condamnée par l’Eglise et que ceux qui se souviennent des conditions dans lesquelles l’avortement a souvent été pratiqué, ne peuvent pas comprendre que la loi soit remise en question.. L’avortement est toujours un drame, un échec, mais les convictions religieuses quelles qu’elles soient ne doivent pas être imposées à tous.

Justement, à propos du religieux, je suis absolument indignée que l’enseignante de Mons ait été en justice pour pouvoir porter son voile et qu’après le vote de la ville, son avocat envisage un recours devant le conseil d’Etat. Elle ne fait pas de prosélytisme, à qui peut-on faire croire cela ? « Porter le voile, c’est rendre l’Islam visible » combien de fois l’ai-je entendu ? Je pense aussi à tous les enseignants insultés, violentés parfois par leurs élèves et à qui on interdit de porter plainte pour ne pas entacher la réputation de l’école !

Les médias ont profité de l’anniversaire de la loi sur l’IVG pour « se pencher » sur la monarchie. Là, je dois dire, que je ne comprends vraiment pas que l’on puisse imaginer que la Belgique, qui a déjà tellement de difficultés à tenir debout, à former des gouvernements puisse devenir une république, autrement dit devoir choisir un président tous les quatre, cinq ans ou plus souvent.  J’ai bien ri en entendant José Dubié dire qu’il était républicain et belgicain ! Que le roi ne sanctionne plus les lois pour ne pas être un jour obligé de reproduire la mascarade connue sous Baudouin, mérite certainement réflexion mais imaginer un roi potiche, nier  que son rôle en tant de crise soit capital, là, vraiment, c’est s’engager sur un terrain dangereux.

Je m’en voudrais de ne pas revenir sur le « débat sur l’identité wallonne«  cher à Rudy Demotte. Après une petite marche en arrière, il continue à penser qu’il faut changer la constitution pour que la région wallonne devienne la Wallonie et affirme qu’est « wallon » celui qui habite la Wallonie. Donc, logiquement, pas les Bruxellois ni ceux qui habitent la périphérie bruxelloise.

J’ai bien lu Amin Malouf sur les identités, je sais donc que j’en ai plusieurs. Voilà qu’issue d’une famille wallonne depuis des siècles, Rudy Demotte m’enlève mon identité wallonne. Comme Olivier Maingain voulait, il n’y a pas longtemps, me transformer en bruxelloise. Heureusement, d’après ma carte d’identité, je suis toujours Belge ! J’espère pour longtemps encore. Puis, après tout, je suis aussi professeur, mère de famille et même « blogueuse » !

ARRET DE LA COUR D’APPEL DE MONS.

 

« La décision n’est pas facile pour l’école, qui doit revenir en arrière par rapport à la logique qu’elle avait mise en place, ni pour l’enseignante qui va devoir réintégrer un contexte qui lui était hostile avec son voile, ni pour les élèves qui se demandent dans quel jeu on joue. » (Déclaration de Sarah Turine à la RTBF, ce matin).

 Je me demande aussi dans quel jeu on joue. Voilà une enseignante qui refuse d’enlever son voile comme sa direction le lui demande et n’hésite pas à porter son différend devant les tribunaux.

 « Dans ses attendus, la cour autorise le port de signes religieux pour les enseignants, qu’il s’agisse du foulard, de la kippa ou d’une croix, du moment que l’on ne cherche pas à imposer ses opinions. »

 Il faut vraiment ne rien connaître à la relation enseignant/élève pour affirmer qu’en portant le foulard, le prof ne cherche pas à imposer ses opinions !

 J’imagine qu’à la question posée par un élève : « Pourquoi portez-vous le foulard islamique ? » elle ne peut que répondre : « je n’ai pas le droit de le dire. » ! « Pourquoi devez-vous l’enlever ? » « Je n’ai pas le droit de le dire. » « Pourquoi avez-vous fait appel à la Justice ? » « Je n’ai pas le droit de le dire. » Surréaliste ? Je ne crois pas.

Qu’un professeur de l’enseignement catholique s’affirme ouvertement « athée » est impensable. Question de déontologie. A contrario, afficher ses convictions religieuses dans un enseignement neutre serait une liberté individuelle à respecter. Je ne comprends pas.

 L’arrêt de la Cour d’Appel a un mérite : appeler les villes, la communauté française à légiférer enfin ! sur l’atteinte à la neutralité obligatoire dans l’enseignement officiel.

LE VOILE : ENCORE ET TOUJOURS.

Etudiante voilée.La lecture d’Alexandre Adler a renforcé mes convictions : les décisions prises par nos gouvernants sont souvent  inspirées par des croyances, valables ou non, auxquelles ils adhèrent mais hélas ! aussi par de l’opportunisme, le souci de leur électorat, sans préoccupation réelle des conséquences à court ou moyen terme.  J’ajouterai, et c’est ce qui m’apparaît le plus grave,  sans se soucier que toute décision, régionale ou nationale, est une pièce d’un puzzle mondial.

Nous avons vu comment l’obsession de mixité sociale a abouti à ce calamiteux décret d’inscription qui a raté son objectif, pire a bouleversé la communauté française, mécontenté les parents, les directeurs d’école, les enseignants et a finalement débouché sur l’inverse de l’objectif : la création de listes de bonnes et de mauvaises écoles.

La Communauté flamande constatant la difficulté entraînée par le port du voile dans les écoles s’est très vite prononcée pour son interdiction. On ne peut que s’en féliciter. Elle a résisté au chantage fait par un iman de créer des écoles musulmanes, en insistant bien qu’il en avait les moyens comme il les avait eus pour les mosquées.

La décision a été critiquée par la communauté française pas prête, une fois de plus, à regarder la réalité en face. Le statu quo, autonomie des écoles qui décident par le biais d’un règlement d’ordre intérieur de permettre ou d’interdire le voile, ne fonctionne plus. Les écoles qui permettent le voile voient un afflux de femmes voilées et les directeurs affirment qu’à long terme, ce n’est pas tenable. Dans d’autres écoles, même quand le règlement d’ordre intérieur prévoit l’interdiction des couvre-chefs, qui existe depuis longtemps, certaines musulmanes ne l’admettent pas, allant jusqu’à dire que le voile n’est pas un couvre-chef mais un vêtement !

Soit ! Réfléchissons à cette affirmation. Le vêtement a toujours revêtu une grande importance dans la société. Pendant longtemps, il était le signe d’une appartenance sociale. Il n’y a pas si longtemps que les écoles se battaient contre les anoraks de marque, qui suscitaient la jalousie et faisaient des jeunes qui le portaient un groupe à part, privilégié. 

Les mentalités évoluant, surtout chez les jeunes, la notion d’être comme tout le monde est devenue la préoccupation majeure d’où le succès du jeans. Et bien sûr, nous avons assisté aux réactions habituelles de vouloir quand même se distinguer ou braver l’autorité en portant des jeans volontairement troués ! Le souci de provoquer, de s’affirmer, de braver l’interdit ont toujours été une caractéristique des adolescents. Casquette, cagoule, boucles d’oreille pour les garçons, même combat. Nos notions de savoir-vivre leur sont totalement étrangères. Mais, nous avons réagi, interdit.

Un long détour pour parler du voile. J’ai écouté attentivement les deux jeunes filles invitées à « Controverse » dimanche dernier. (Je suis désolée d’avoir oublié leurs prénoms.) La musulmane voilée avait comme seul argument : « J’ai bien le droit de… » Affirmation courante chez les jeunes. L’autre, après une longue explication de son opportunisme, ne pas porter le voile pour ne pas handicaper son avenir, a attaqué ses compagnes qui portent des jupes courtes et à qui on ne dit rien.

Cette dernière remarque m’a fait réfléchir. C’est bien le reflet d’une conviction que notre civilisation est choquante. Et nous voilà dans le vrai débat. L’Islam défend des valeurs face à un occident corrompu. C’est ce qu’elles entendent à la mosquée, à la télévision, lisent sur Internet. Dans ce contexte, le voile devient un panache, qu’il soit ou non une prescription coranique. D’où leur affirmation, c’est mon choix, un choix qui leur apparaît juste, voire obligatoire.

Comment, dans ce contexte, pourraient-elles entendre nos arguments : dignité de la femme, luttes féministes ? Comment pourraient-elles comprendre que ce qu’elles appellent « pudeur » nous l’appelons soumission et résurgence d’une notion très ancienne : la femme objet de concupiscence pour l’homme ?

Même en sachant cela, nous ne pouvons pas admettre que nos valeurs  soient piétinées. Le « vivre ensemble » cher à nos politiciens, n’est possible qu’en ayant le courage d’interdire ce qui est bel et bien du communautarisme. Etre un groupe à part, bien visible, rend impossible toute vie commune.

Si je comprends que les musulmanes ne se sentent pas manipulées, qu’elles ferment les yeux sur ce qui arrive à leurs soeurs dans d’autres pays, je ne peux pas l’admettre de la part de nos gouvernants. Comment peuvent-ils oublier les « tournantes », la création de « Ni putes, ni soumises » ?

Les discours prosélytes des pays arabes sont une réalité. « L’atlas de la création » envoyé dans toutes les écoles par l’Arabie Saoudite était un signal fort, qui a interpellé nos gouvernants, mais, l’émotion passée, ils se sont empressés de le jeter aux oubliettes.

Discuter encore et encore ne servira à rien. Répéter que bien sûr, les cours doivent être suivis par tous, y compris les musulmanes, donne bonne conscience mais ne règle rien. C’est à l’avenir qu’il faut penser, pour nos enfants et, je l’affirme, aussi pour les musulmanes qui contribueront comme les autres jeunes à créer le monde de demain.