CHANDELEUR.

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Ce 2 février, soit quarante jours après Noël, nous fêtons la Chandeleur. Pour les chrétiens, c’est la fête de la présentation de Jésus au temple et de la purification de la Vierge.

« Lorsque furent accomplis les jours de leur purification, selon la loi de Moïse, ils l’emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. » (Luc 2,22)

Comme d’autres fêtes chrétiennes, la Chandeleur a été une fête païenne. Les Romains célébraient le dieu Lupercus, dieu de la fécondité et protecteur des troupeaux. Les habitants se promenaient dans les champs en arborant des flambeaux.

Les Celtes sortaient aussi dans les champs avec des flambeaux pour prier la déesse Birgit, capable de purifier les terres et de favoriser les futures semences.

Selon une autre source, les Celtes auraient offert de petites crêpes, symboles de l’astre solaire, à leurs divinités.

C’est au Ve siècle que la Chandeleur deviendra une fête chrétienne. Sous l’impulsion du pape Gélase, les chandelles remplaceront les flambeaux et les torches afin de rappeler que le Christ est la lumière du monde capable d’éclairer les nations.

A la fin de la cérémonie, les croyants rapportaient les cierges allumés chez eux. Si la mèche s’éteignait, elle devenait un mauvais présage. Un dicton affirmait : « Celui qui la rapporte chez lui allumée, pour sûr ne mourra pas dans l’année. » 

Progressivement, la fête deviendra la « fête des chandelles » puis la Chandeleur.

Pourquoi des crêpes ? Le pape Gélase aurait offert des galettes dorées aux pèlerins qui se rendaient à Rome. Et, toujours selon certaines sources, pour s’assurer bonheur et prospérité, les paysans tenaient de la main gauche une pièce d’or tout en faisant sauter la crêpe de la main droite, sans la faire tomber ou se retourner.

Nous voilà donc ramenés à une tradition qui a un long passé. Est-elle toujours respectée ? Je ne sais pas mais je puis affirmer qu’elle était encore au début du siècle dernier.

C’est une tradition bien sympathique. Pourquoi s’en priver ?

Bonne Chandeleur à tous !

 

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EPIPHANIE.

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Le six janvier est, dans la tradition chrétienne, la fête de l’Epiphanie. Selon l’évangile de Saint Mathieu, trois rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venant de l’orient, guidés par une étoile se seraient rendus à Bethléem dans la crèche où reposait Jésus.

Ils lui auraient offert de l’or, de la myrrhe et de l’encens.

L’Epiphanie est fixée au six janvier soit douze jours après la naissance du Christ mais comme elle n’est pas un jour férié elle est souvent fêtée le dimanche suivant.

Elle existait déjà dans l’antiquité sous une forme païenne puisqu’on y fêtait le dieu Dyonisos, dieu de la vigne et du vin. Concomitante avec le solstice d’hiver, elle symbolisait le retour de la lumière et la renaissance de la végétation.

Une autre origine de l’Epiphanie est aussi une fête païenne, les Saturnales, célébrée par les Romains en l’honneur du dieu Saturne.

Les chrétiens vont donc progressivement remplacer les traditions païennes par une fête chrétienne. On se réunissait autour d’une galette pour la célébrer, c’est la fameuse galette des rois. A noter que les Calvinistes et les Luthériens ont longtemps rejeté cette coutume à cause de son origine païenne.

La coutume de mettre une fève vient aussi des fêtes de la Rome antique. Celui qui avait la fève était proclamé roi et pouvait faire tout ce qu’il voulait.

Le mot « Epiphanie » emprunté au grec signifie manifestation ou apparition. Dans son acceptation religieuse elle renvoie à la manifestation de Jésus aux rois mages.

La galette des rois a fort évolué au cours des temps. A l’origine il s’agissait de simples pains dans lesquels un haricot était utilisé en guise de fève. Chez nous, elle est traditionnellement une pâte feuilletée associée à de la frangipane, un mélange de crème pâtissière, de beurre, de sucre et de poudre d’amandes. Dans certaines régions, c’est une brioche.

La fève est maintenant remplacée par de la porcelaine ou même du plastique. Certains en font collection.

La galette des rois est donc une tradition bien sympathique. Celui qui aura la fève portera la couronne des rois et parfois devra choisir sa reine ce qui sera peut-être embarrassant…