OUBLIE LE 22 MARS ?

 

Memorial

Le 22 mars la Belgique était frappée par des attentats à l’aéroport de Zaventem et dans le métro à la station Maelbeek.

Tout le pays était sous le choc. La peur nous touchait tous. Les magasins étaient désertés, certains n’osaient plus prendre le métro, Bruxelles était privée de ses touristes.

Malgré le travail colossal qui a été fait, enquêtes, perquisitions, arrestations, nous avons continué à vivre dans la peur. Nous ne pouvions même pas dire « Plus jamais cela » l’OCAM nous rappelant que la menace d’attentats était toujours bien là.

Nous avons même connu l’infamie, être traité par la presse internationale de « foyer de djihadistes »

Peu à peu, nous avons repris courage. Nous avons réappris à vivre normalement.

DEUX MOIS APRES.

La Wallonie est en plein chaos. Grèves et manifestations se multiplient. La SNCB est toujours en grève. Les agents pénitentiaires le sont depuis plus d’un mois. Chaque jour, nous apprenons d’autres grèves, d’autres manifestations.

La population est durement touchée par la grève de la SNCB. Comment se rendre au travail ? Comment supporter des heures en voiture sur des routes embouteillées ? Les étudiants en plein examen s’organisent comme ils le peuvent. Ceux qui veulent travailler sont bloqués par des piquets de grève. Même le vote pour la poursuite ou non de la grève apparaît comme une mascarade.

Koen Geens multiplie les concertations, François Belot propose de suspendre la circulaire qui posait problème, le gouvernement rappelle qu’il est ouvert à la concertation.

Tous ces efforts sont inutiles, la CGSP et la CSC rejettent tout et le comble ! reprochent  à la CGSLB  wallonne d’avoir signé le protocole d’accord de Koen Geens.

Une question est sur toutes les lèvres : quand tout cela finira-t-il ?

Réponse de la CGSP wallonne : quand le gouvernement tombera !

Affiche-congrès (1)

 

Pauvre Wallonie !

Impossible de ne pas penser que ce mouvement est orchestré : par le PS ? par le PTB ?

Même si Elio Di Rupo répète qu’il n’a rien à dire aux syndicalistes, on n’arrive plus à le croire. Laurette Onkelinx, elle, est très claire : elle lance un appel à la SP.A pour que le syndicat rejoigne le PS dans l’action menée contre le gouvernement.

Et après ? De nouvelles élections ? Un gouvernement formé par le PS avec qui ? Pas le MR évidemment. Avec les Flamands qui n’ont pas voulu la chute du gouvernement ?

Je ne vois pas d’issue.

 

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OU ALLONS-NOUS ?

Manifestations

« Qu’il s’en aille ! »

La déclaration de Marc Goblet était claire : ce gouvernement doit tomber. Bien entendu, elle était assortie des reproches faits à un gouvernement qui prend des mesures qui ne lui plaisent pas.

Qu’un syndicat attaque un gouvernement sur les réformes entreprises est bien normal. Qu’il dise de manière aussi brutale qu’il veut sa chute est, disons-le, inhabituel.

La CGSP wallonne n’hésite pas à publier sur son site internet une affiche affichant clairement sa volonté d’en finir avec le gouvernement. Pour le syndicat socialiste des services publics, la grève du 31 mai doit être le point de départ d’un mouvement qui devra se poursuivre jusqu’à la fin du gouvernement.

Marc Goblet avait d’ailleurs établi à un agenda d’actions jusqu’en septembre !

Grève d’un mois des agents pénitentiaires, grève de la SNCB, grève annoncée des magistrats, le mécontentement est bien là.

Il est parfois difficile de comprendre les revendications. Les mesures d’économie sont faciles à comprendre, moins d’argent, n’importe qui comprend que cela puisse être inacceptable. Mais les autres revendications comme par exemple, celles des agents pénitentiaires ne sont pas très claires. Plus d’agents ? Une autre organisation du travail ? Plus d’argent ?

La même chose pour la SNCB ; qui comprend vraiment pourquoi les récupérations de deux jours justifient un blocage du pays ?

Ajoutons à cela la communautarisation des grèves, elles touchent la Wallonie pas la Flandre. Les spécialistes nous donnent une très longue explication sur les sensibilités différentes, l’histoire différente au nord et au sud ou encore une Flandre avantagée ou mieux gérée.

Je n’ai pas l’intention de me prononcer sur tout cela. Je n’avais d’ailleurs pas l’intention de m’exprimer. Ce qui m’a fait changer d’avis est l’affirmation de plus en plus présente que toutes ces manifestations de mécontentement paraissent orchestrées pour faire tomber le gouvernement.

Je suis aussi agacée par les déclarations d’Elio Di Rupo répétant à l’envi que le PS n’a rien à voir dans tout cela. « La FGTB n’est pas le PS » OK mais impossible tout de même de nier le lien qui les unit. Impossible de penser que le PS n’est pas au gouvernement fédéral depuis très longtemps (vingt-cinq ans ?) et que ce n’est pas facile à accepter.

Je ne peux pas oublier non plus qu’Elio Di Rupo et Laurette Onkelinx se sont empressés de former un gouvernement en Wallonie et à Bruxelles en rejetant d’emblée le MR d’où la composition de ce gouvernement fédéral minoritaire en Wallonie, c’est vrai.

La situation devient intenable. Je pense surtout aux détenus qui franchement n’avaient pas à supporter une grève aussi longue. Puis-je demander aux délégués syndicaux de cesser de répéter qu’ils font la grève pour être en mesure de jouer un rôle social…

Je pense aux navetteurs, aux étudiants à qui Marc Goblet assène qu’il ne peut pas imaginer qu’ils ne trouvent pas d’alternative. Charmant !

Comment sortirons-nous de ce chaos ? Comment en sortira notre économie ? La Belgique dont on disait qu’elle allait mal ira-t-elle mieux après ?

J’ose à peine me poser ces questions.

 

LA LIBERTE D’EXPRESSION.

Bruxelles est Charlie

J’ai été comme tout le monde profondément choquée par les attentats contre Charlie Hebdo, à Montrouge et dans le supermarché cacher à la porte de Vincennes.

Pourtant, au fur et à mesure des jours, je me suis sentie mal à l’aise devant les manifestations organisées pour revendiquer la liberté d’expression des journalistes de Charlie Hebdo, l’avatar « Je suis Charlie Hebdo » repris dans tous les médias pendant plusieurs jours, les bousculades devant les librairies pour acheter le journal dont le tirage est monté de jour en jour.

Mal à l’aise aussi devant les critiques des manifestations dans les pays musulmans défendant le prophète, les critiques aussi des réactions de jeunes refusant, dans les écoles, de s’associer aux minutes de silence.

Bien sûr, le « c’est bien fait » m’a choquée. Une réponse inadmissible envoyée à ceux qui défendaient les journalistes de Charlie Hebdo.

Les manifestations étaient faites pour défendre la liberté d’expression. Une liberté fondamentale énoncée par l’article 19 de la déclaration universelle des droits de l’homme. « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ».

J’y souscris mais les caricatures m’ont choquée et je me suis posée plusieurs questions. Les humoristes ont-ils tous les droits ? Peuvent-ils se dédouaner des conséquences de leurs dessins ?

Je sais que la liberté d’expression est encadrée par des lois. En Belgique, la loi Moureaux du 31 juillet 1981. L’incitation à la haine ou à la discrimination pour des motifs xénophobes ou racistes est passible de sanctions.

Voilà pour le principe, clair en principe seulement puisqu’elle a été complétée par d’autres lois.

Disons-le franchement, la loi n’empêche pas les discriminations mais c’est un autre débat.

J’ai dû constater les répercussions de l’émotion suscitée par les attentats en écoutant les polémiques à propos du livre de Zemmour ou, c’est plus courant, la condamnation de Dieudonné qui excelle dans la provocation.

Je ne comparerai certainement pas les journalistes de Charlie Hebdo à Dieudonné. Mais, il est clair que sa condamnation a été mise en exergue comme jamais.

A vrai dire, ma réflexion a plutôt porté sur la liberté d’expression, droit fondamental, certes, mais présentée souvent comme absolue. Je l’ai dit, elle est encadrée par la loi. J’aurais aimé que les médias le rappellent.

J’ai aussi pensé aux jeunes. Les profs ont bien des difficultés pour leur inculquer une valeur fondamentale elle aussi qu’est le respect des convictions des autres.

La religion a fait un retour spectaculaire dans la société. Qu’on le déplore ou non, c’est un fait. Or, l’histoire nous a appris combien elles pouvaient être « meurtrières ».

L’islam n’échappe pas plus que le catholicisme à cette tentation de justifier les pires atrocités par la croyance en Dieu.

Ce qui est nouveau, c’est qu’en occident, nous pensions être arrivés à bannir ces justifications. Mais nous sommes impuissants devant les représailles sanglantes de ceux qui revendiquent la liberté d’expression ou la démocratie ou devant la montée du radicalisme des jeunes.

Pour moi, c’est un paradoxe que de louer ceux qui se moquent des religions et en même temps chercher comment empêcher que les jeunes croient qu’ils peuvent tout faire au nom de Dieu.

Voilà l’origine de mon malaise.

Je suis bien d’accord que les caricatures ne sont un blasphème que pour les croyants. Mais, est-ce sage, dans la société actuelle, de leur donner l’occasion de pouvoir crier au blasphème ?

Aujourd’hui, c’est la banderole du Standard qui fait l’actualité. Condamnation bien entendu mais n’est-ce pas aussi la preuve que certains ont la conviction que tout est permis ?

 

PROPOS DESABUSES.

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Je ne vais pas parler politique, ce serait difficile, il ne se passe rien ! Les seules infos diffusées par les médias sont les apparitions d’Elio Di Rupo. A Mons, sa chère commune, par exemple, pour le baiser lors de la journée consacrée au sida, les apparitions au sommet européen ou la visite au président français.

Une blogueuse trouve toujours des sujets d’étonnement. J’ai parlé de mon différend avec Belgacom. J’ai effectivement reçu le téléphone six semaines après la commande et un mail qui m’a fait rire : « Nous souhaitons vous remercier pour votre compréhension et votre patience. » Obtenir gain de cause après avoir déposé quatre plaintes c’est, pour Belgacom, faire preuve de « compréhension ». J’aurais trouvé des excuses plus logiques !

Voilà que Belgacom me donne un autre sujet d’énervement : le harcèlement téléphonique ! Je ne compte plus le nombre de coups de fil reçus pour me persuader d’abandonner Telenet pour la TV et Internet. Je comprends l’obstination de l’employé qui doit absolument convaincre. Mais me refaire pour la xème fois le couplet sur la mauvaise consommatrice que je suis incapable d’accepter de faire des économies. Mais de quoi se mêlent-ils ? Hier, l’employé a été plus loin en me disant que Telenet avait supprimé des chaînes de télévision et – sous entendu –  « j’étais bien stupide » de ne pas m’en être aperçue ». Or, c’est exactement l’inverse qui s’est passé et s’ils ont supprimé des chaînes que je ne regarde pas, bien sûr je ne le sais pas !

Tout cela est anecdotique, j’en parle parce qu’autant il est facile de dire à un marchand de vin ou de meubles que je ne suis pas intéressée, j’enrage littéralement de ne pas arriver à couper un employé de Belgacom avec un simple : «  Non, merci , je ne suis pas intéressée. »

Je ne sais quel journal flamand s’est indigné que les écoles n’admettent pas que les étrangers parlent dans leurs langues non seulement dans la cour de récréation mais aussi en cours ! Je ne sais pas comment ce journaliste ne se met pas à la place du prof qui doit supporter que ses élèves se parlent dans une langue qu’il ne comprend pas ! Et paradoxalement, les partis vantent le « parcours d’intégration » qui comprend l’apprentissage de la langue. Comprenne qui pourra.

J’ai aussi entendu que le langage SMS était la cause du manque d’orthographe de nos ados. D’après moi, il n’y a aucun lien mais l’excuse est facile et permet de ne pas rechercher de vraies solutions au déclin de la connaissance du français de nos ados.

Les journalistes s’y mettent aussi. Certains chroniqueurs abusent de l’anglais sans doute pour paraître plus cultivés. Dernier exemple : remplacer « joueur » par « game » (?) Il y a longtemps, dans l’informatique, l’utilisation des termes anglais était obligatoire parce qu’il n’y avait pas d’équivalent français. Nous nous sommes habitués et même moi, qui défends le français, j’envoie des « mails ». Je ne suis donc pas contre l’utilisation de l’anglais mais contre son abus que soulignait déjà Claude Hagège dans son livre « Halte à la mort des langues ». C’est d’autant plus amusant que nous vivons dans un pays où la moitié est prête à tout pour imposer l’usage de sa langue.

Une langue s’enrichit des apports d’autres langues, c’est certain. Combien d’apports de langues étrangères n’y a t-il pas eu au cours des siècles ? Mais de là à utiliser l’anglais quand ce n’est pas nécessaire, cela ne va pas.

Tant que j’y suis, je soulignerai un autre paradoxe. Les réseaux sociaux sont souvent critiqués, parfois à juste titre. Je suis bien d’accord qu’il faut attirer l’attention des ados sur l’utilisation abusive que certains peuvent faire des données ou photos qu’ils postent sur leur page Facebook. Et pourtant, les médias nous encouragent à visiter leur page, à y poster des messages, à s’y abonner ou à en faire des amis. « Cliquez sur like, s’il vous plaît » OK le phénomène est irréversible mais le double langage inadmissible. Et la mise en garde pour les jeunes passe mal quand les adultes adulent ce qu’ils présentent comme un danger pour les ados.

Paradoxe aussi que les efforts pour la santé soient démolis par la publicité, que je reconnais volontiers indispensable aux médias. Je m’amuse toujours de voir un documentaire sur l’effet nocif du surpoids, par exemple, suivi d’une page alléchante sur les tablettes chocolatées !

Une publicité que je n’ai pas du tout appréciée, c’est celle d’une campagne de prévention pour le cancer du sein présentant un bébé affirmant « à trente ans » j’aurai le cancer ! N’aurait-on pas pu dire : « A trente ans, j’aurai peut-être un cancer du sein dont je guérirai grâce à la recherche ? » Cela me semblerait plus positif et plus en accord avec ce qui est recherché, la demande de dons.

J’ai d’autres sujets d’énervement que les lecteurs pourraient trouver, à juste titre, dérisoires. Les débats dominicaux, mêmes sujets sur la RTBF et RTL, rarement de grande qualité, les propos sur le coût de l’énergie dont je ne parviens pas à savoir qui a raison, les émissions sur la pauvreté sans une réelle analyse ou une ébauche de solution, les quotas sur les femmes en politique ou ailleurs sous prétexte d’égalité etc.

Heureusement, d’autres sujets d’actualité m’émeuvent et m’attristent : la violence dans le football, les SDF, les manifestants réprimés durement dans certains pays.

J’ai encore une fois envie de dire : « Dans quel monde vivons-nous ?Quelles sont donc nos valeurs ? »

CHARLIE HEBDO.

Nous avons été abreuvés d’informations sur les caricatures de Charlie Hebdo. Normales pour les uns, blasphématoires pour les autres., chacun déroulant ses arguments. Ceux qui les défendent affirment que la revue traite toujours l’actualité donc il était logique après les réactions violentes au film « L’innocence des Musulmans » de caricaturer le prophète. La revue est depuis toujours une revue satirique qui s’autorise à « rire » de tout, sans se préoccuper des conséquences. Ils ont usé de leur liberté d’expression, essentielle dans une démocratie.

Pour les autres, Charlie Hebdo a jeté de l’huile sur le feu et aurait dû se préoccuper des conséquences de leur publication.

Je le dirai franchement, je n’ai pas apprécié les caricatures. Je ne les rends pas responsables des émeutes qui ont suivi leur parution mais, pour moi, Charlie Hebdo a franchi la ligne rouge. Montrer le prophète les fesses en l’air dans une position équivoque est-ce vraiment de l’humour ? Ma réaction serait la même si, au lieu de Mahomet, Elio Di Rupo, par exemple, avait été caricaturé comme cela et je doute fort qu’il aurait apprécié.

Les deux « camps » ont affirmé qu’ils étaient pour la liberté d’expression. Le problème est bien là. La liberté d’expression serait-elle la seule liberté qui ne connaîtrait pas de limites ? Impossible de souscrire à cette affirmation. Toutes les libertés connaissent des limites celles imposées par la loi, bien sûr, mais aussi le respect de l’autre. Peut-on imaginer une société, un couple, une école où sous prétexte de la liberté d’expression on pourrait tout dire sans tenir compte de l’autre, sans se préoccuper de ce qui peut être interprété comme une insulte ou même simplement blesser ? Je ne le crois pas.

Ce qui me semble grave est que le respect de l’autre qui devrait être une valeur essentielle est constamment bafoué. Les exemples sont multiples : insultes dans les rues, dans les écoles, même dans les entreprises (harcèlement) les couples (mépris de la femme).

Il est donc paradoxal de chercher à punir les incivilités, pour utiliser un terme à la mode, et de défendre le « je peux tout dire ».

Les journaux ont leur déontologie, elle concerne aussi bien les journalistes que les caricaturistes. Ce qui risque de blesser les lecteurs sera censuré à juste titre et je crois pouvoir dire, accepté.

J’admets que les caricatures ou les vidéos peuvent donner lieu à une manipulation qui pousse les gens à sortir dans la rue « pour défendre l’honneur de leur prophète ». C’est un fait, doit-on en tenir compte ou pas ?

Je suis toujours étonnée que le vendredi, jour des prières pour les Musulmans, soit le jour privilégié des manifestations. Comment ne pas se dire qu’un jour de prière devient un jour d’incitation à la haine. Je n’ai jamais compris cela.

J’ai longtemps hésité à écrire ce post. Je me disais que je ne pourrais rien ajouter à ce qui avait déjà été dit. Mais voilà essayer de clarifier sa pensée est presque un impératif pour une blogueuse. C’est fait.

MICHELLE MARTIN.

Tout le monde savait que la libération conditionnelle de Michelle Martin susciterait des réactions violentes.

Le communiqué des Clarisses de Malonne était digne. Je cite des extraits.

« Notre chemin communautaire a croisé celui de Madame Martin à travers la demande de ses avocats. Ce fut un défi pour nous, bouleversées que nous étions par l’horrible souffrance des victimes et de leurs familles qui ont traversé l’enfer que vous savez. »

« La première condition est que la justice en cours dans notre pays soit intégralement respectée, cela va de soi. La deuxième, que l’enquête faite à la prison où est détenue Madame Martin révèle qu’elle a évolué et est capable d’envisager une réinsertion sans risque de récidive. »

« La justice s’est prononcée et estime qu’elle peut envisager une progressive réinsertion. »

« Je vous remercie de respecter notre vie privée et de ne pas nous envahir au monastère. »

Malgré cet appel, le couvent de Malonne est déjà couvert de tags hostiles à Michelle Martin. (publié par La Meuse ce matin.). Contactée, soeur Christine a déclaré : « Nous ne porterons pas plainte. Mais il faut éviter tout déchaînement de violence ».

Des manifestations sont prévues. Certaines s’annoncent pacifiques, d’autres virulentes avec la présence de Nation et autres fans du salut hitlérien. La ville de Namur rappelle qu’il faut une autorisation de la commune mais en ce moment aucune demande n’a été introduite.

La Meuse publie aussi un message particulièrement haineux publié sur Facebook.

Sur facebook, un appel au sucide est également lancé. Voici le message actuellement partagé sur de nombreux profils (voir ici). Nous avons volontairement coupé les passages vulgaires:

« Chère Michelle Martin, ce matin, j’apprends la grande nouvelle pour toi! tu dois être heureuse en ce jour, quel bonheur, quel joie! tu es enfin libre! libérée de ces quatre murs, de cet enfermement! ce fût long et douloureux!… Maintenant, il est grand temps que tu prennes une sage décision! Afin que personne ne se retrouve en prison pour toi! Afin que personne ne vienne mettre fin à tes jours!… Il faut que tu prennes ton courage à deux mains… et que tu choisisses le suicide!… libère le peuple et les parents d’enfants du tas de merde que tu représentes! La justice t’a libérée, mais jamais le peuple ne t’a pardonnée …faites un copier coller si vous etes d’accord !! »

On peut ne pas être d’accord avec la décision de la justice, on peut la regretter, s’indigner mais ce déferlement de haine est , pour moi, inacceptable. S’en prendre aux Clarisses qui ont pris une décision difficile mais chrétienne est  particulièrement scandaleux.

Attiser la haine est facile. Allumer le feu, aussi. L’éteindre est bien plus difficile.

Nous sommes loin des marches blanches d’antan.