JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES.

Cette journée a été officialisée par la Nations-Unies en 1977. Elle est encore fêtée mondialement chaque année.

Je ne reviendrai pas sur le long chemin parcouru par les femmes,  j’en ai parlé l’an dernier dans mon blog : https://molinia.wordpress.com/2016/03/

Je voudrais simplement rendre hommage à ces féministes qui ont tant fait pour nous.

Simone de Beauvoir (1908/1986) et son « Deuxième Sexe »

Betty Friedan (1921/2006) américaine dont j’ai fort apprécié « La femme mystifiée » et « Pour en finir avec le tabou de la vieillesse » ou encore « La révolte du troisième âge »

Suzanne Lilar née à Gand en 1901 et décédée à Bruxelles en 1992. Elle s’oppose à Simone de Beauvoir dans « Le Malentendu du Deuxième siècle » Elle est la mère de la romancière Françoise Mallet-Joris.

Evelyne Sullerot née en 1924 est une sociologue  qui s’est fort intéressée aux femmes. Elle était très critique de la presse féminine qui, d’après elle, culpabilisait les femmes. « Demain les femmes » « Histoire et sociologie de travail féminin »

Geneviève Gennari née en 1920 et décédée en 2001 a écrit une histoire très intéressante du féminisme « Le dossier de la femme » et un roman que j’ai beaucoup aimé « Journal d’une bourgeoise »

Christiane Collange née en 1903, romancière et journaliste a écrit de nombreux romans. Une anecdote : quand elle est entrée à Madame Express Françoise Giroud lui aurait dit « Surtout ne faites pas de journalisme féminin »

Françoise Giroud née en 1916 et décédée en 2003, fondatrice de l’Express avec Jean-Jacques Servan-Screiber a eu une énorme influence. Elle est une des rares à être restée dans l’histoire. Le titre de son livre « La Nouvelle vague » s’imposera pour qualifier les nouveaux cinéastes.

Gisèle Halimi est née en Algérie en 1922. Avocate très connue, elle a écrit « Ne vous résignez jamais »

Benoîte Groult née en 1920 est une romancière qui s’est fait connaître par son essai « Ainsi soi-elle » et « Touche étoile » livre dans lequel elle défend l’euthanasie.

Elisabeth Badinter née en 1944 est très connue. Romancière, journaliste, elle s’exprime souvent dans la presse. « L’amour en plus » « Le conflit »

J’ai abondamment parlé de ces féministes dans mon blog. Citer tous les billets serait fastidieux.

Je vous souhaite à tous une excellente journée des droits de la femme.

Je vous invite à avoir une pensée pour toutes ces femmes qui, chez nous ou dans le monde, subissent des violences et des viols.

N’oublions pas non plus, nous qui avons la chance de vivre dans un pays en paix, celles dont le pays est en guerre, celles qui souffrent de la faim.

Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager une citation faite aux Etats-Généraux de 1929 qui avait fait grand bruit.

« Lorsqu’une jeune fille majeure entre à la Mairie avant d’avoir prononcé le « oui » sacramentel, elle jouit encore de ses droits civils. Aussitôt qu’elle a prononcé le « oui, Monsieur le Maire, » tous les droits qu’elle avait lui sont retirés. Mariée, la femme ne peut plus signer un contrat, elle ne peutni acheter, ni vendre sans la signature de son mari, elle ne peut pas plaider en justice au point de vue civil ni comme demanderesse, ni comme défenderesse, sans l’autorisation maritale. Elle est placée au même rang que les idiots, les fous, à qui l’on donne un conseil spécial. »

Ouf ! nous avons fait du chemin !

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JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES.

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L’émancipation des femmes en occident a été une longue route. En 1791, Olympe de Gouges réclame l’égalité politique entre hommes et femmes dans sa « Déclaration des droits des femmes et de la citoyenne. »

Quel chemin parcouru depuis lors ! Reprendre toutes les dates serait fastidieux. Je citerai simplement quelques droits accordé aux femmes au cours des décennies.

Le plus important semble être la suppression de l’incapacité politique de la femme mariée avec comme conséquence le droit de vote acquis tardivement et à des dates différentes selon les pays.

Les femmes ne doivent plus obéissance à leurs maris depuis la suppression de l’incapacité juridique des femmes. (En France : 1938). L’autorité parentale remplace la puissance paternelle.

Les femmes mariées peuvent travailler sans l’autorisation de leur mari et, il n’y a pas si longtemps, pouvoir ouvrir un compte en banque ! Pourtant dès 1920, en France, les femmes mariées pouvaient adhérer à un syndicat sans l’autorisation de leur époux.

Dès le 19eme siècle, elles ont accès à l’enseignement. La Sorbonne s’ouvrira aux femmes en 1880. Il faudra quand même longtemps pour que l’enseignement aux jeunes filles soit similaire à celui des garçons. En France, la mixité ne deviendra obligatoire dans tous les établissements publics qu’en 1978.

Le vingtième siècle verra le vote d’une série de loi : reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal », la dépénalisation de l’avortement, le divorce par consentement mutuel, le congé de maternité, le principe de parité qui permet une loi sur l’égal accès aux fonctions politiques.

La réalité ne correspond pas toujours aux lois votées. « A travail égal, salaire égal » n’est certes pas acquis sauf dans la fonction publique. Je pointerai aussi le travail partiel qui touche surtout les femmes. Désiré parfois mais souvent imposé. On le sait aussi, peu de femmes ont accès aux plus hautes fonctions. Même si les femmes ont théoriquement accès à toutes les fonctions comme les hommes, les inégalités persistent.

Faut-il préciser que la situation des femmes est bien différente dans le monde. Ainsi, par exemple les filles n’ont pas toujours accès à l’enseignement.

Que dire de la charia qui établit des discriminations insupportables ! Port obligatoire de la burqa, mariage forcé, polygamie, la femme reste bien sous la tutelle de son mari. Il est d’ailleurs assez effrayant d’entendre un jeune qui a fait ses études en occident trouver normal de refuser de serrer la main d’une femme !

Les violences faites aux femmes sont bel et bien une réalité dans le monde et même chez nous. Viols, violences conjugales, mariages précoces ou forcés, mutilations génitales.

Les chiffres publiés par l’Unicef ou l’ONU sont glaçants. 720 millions de femmes victimes de mariages précoces, 7 % des femmes seront victimes d’un viol au cours de leur vie (86.000 en France), une femme sur trois a déjà été victime de violences dans le monde et en France, une femme décède tous les jours sous les coups de son conjoint.

Je m’en voudrais de rester en ce jour de la journée de la femme sur ce tableau très noir. Nous ne pouvons absolument pas oublier ce qui a été acquis au cours des siècles et je dirais même ces cinquante dernières années.

Je me rappelle que mariée je ne pouvais enseigner dans l’enseignement catholique, porter un pantalon, ouvrir un compte en banque…

Le monde a changé. Nous trouvons normal de voir des femmes siéger au parlement, diriger une commune ou même être à la tête d’une chaîne de télévision. La parité est cependant loin d’être atteinte.

Célébrons donc cette Journée Internationale des droits des femmes officialisée par les Nations Unies en 1977, même si, pour les femmes tout est loin d’être parfait.