ELIO DI RUPO.

Elio Di Rupo

Notre Premier Ministre est donc en campagne électorale. Son agenda est très chargé. Plusieurs visites dans le Hainaut, bien sûr mais ailleurs aussi. Même au football !

Depuis des mois, le gouvernement travaille « dans la discrétion », condition essentielle pour réussir, dixit Elio. Ainsi, la presse relaie les mesures prises au compte- gouttes. Réforme du chômage, augmentation des accises sur l’alcool et le tabac. Je suppose qu’il y en a d’autres mais dégoûtée de la politique, je n’ai plus suivi que de très loin.

Pourtant les apparitions à la TV du Premier Ministre sont très fréquentes. On ne voit plus que lui. Bien calculé. Il ne parle pas aux journalistes après les conseils des ministres, un petit signe de la main bien sympa qui donne l’impression que c’est toujours une rediffusion !

Même Laurette Onkelinx si bavarde d’habitude se tait. J’ai entendu qu’elle envisageait une réforme des hôpitaux, contestée, mais je n’en sais pas plus.

Par contre, par courrier de l’agence intérimaire d’où provient ma femme de ménage, j’apprends la réforme des titres-services. On en avait parlé c’est vrai et il y avait eu de l’opposition. Quand a-t-elle été votée ? Je n’en sais rien.

Résumons. A partir du 1e janvier, le titre-service passe de 8,50 euros à 9 euros pour les 400 premiers, 10 euros pour les suivants. Limitation à 500 titres par bénéficiaire. 153 titres par an bénéficient d’un avantage fiscal.

J’ai entendu certains dire que seuls les riches pouvaient se payer une femme de ménage. Hélas, non, c’est oublié les vieilles personnes qui sont incapables d’assurer les tâches ménagères.

Déjà, à la première augmentation, les femmes d’ouvrage se plaignaient. Au lieu de quatre heures, leurs patrons les employaient trois heures et de plus, au lieu de proposer un travail toutes les semaines, plus que tous les quinze jours.

J’ajoute qu’avant, il était parfois difficile de trouver quelqu’un. Maintenant, avec l’arrivée des anciennes chômeuses ou des bénéficiaires du CPAS, il y a pléthore de demandeuses de travail. Mon agence me disait avoir 300 personnes qui souhaitaient travailler mais malgré leurs efforts, il leur était impossible de les satisfaire.

Comme vous le constatez, cette réforme a des conséquences dramatiques pour celles ou ceux qui n’ont pas la possibilité d’exercer une autre profession.

Que notre gouvernement se rassure, elles ne descendront pas dans la rue.

 

LA BELGIQUE A UN GOUVERNEMENT.

Le gouvernement n’a pas été accueilli par un grand enthousiasme mais plutôt par une résignation teintée de scepticisme. Cela s’explique par la durée de négociations et l’énorme tâche qu’il devra accomplir. Les vingt dernières heures consacrées uniquement à la formation du gouvernement ne sont pas étrangères non plus au sentiment d’inquiétude manifestée par la population. Les ministres vont-ils réellement s’entendre ? Reverra-t-on des marathons comme ceux vécus pendant de longs mois ?

Je soulignerai d’abord combien il est dommage qu’alors que les ministres n’ont pas encore prêté serment, on réentende l’antienne trop connue. « Ils sont forcés de réussir » parfois changé et, c’est encore plus grave, par « Elio Di Rupo est condamné à réussir ». Certains vont même plus loin et prédisent déjà que ce nouveau gouvernement, tant attendu, n’ira pas jusque la fin de la législature. Pire, Elio Di Rupo serait le dernier ministre de la Belgique !

Je comprends que les spécialistes interrogés, politologues, philosophe (!), expriment une inquiétude légitime mais ne pourraient-ils tout de même attendre que le gouvernement ait travaillé avant de prédire de manière péremptoire son avenir ? Je devrais dire son non-avenir. Cela a quelque chose d’indécent, voire d’irresponsable au moment où tout le monde sait que la confiance est primordiale. Pour faire une comparaison, un professeur qui dit à son élève, au début de l’année, qu’il a peu de chance de réussir, le conduit fatalement à l’échec.

Elio Di Rupo a été ausculté par les journalistes, les politiques, les politologues. Certains soulignent sa ténacité, sa patience, ses qualités d’écoute et, cela m’a étonné, son ambition. D’autres évoquent son manque de charisme (sic) et sa difficulté à décider. Il faut tout de même rappeler que le Premier ministre n’est pas tout le gouvernement et que les décisions sont prises par consensus.

J’en viens à la fameuse question du néerlandais. Tarte à la crème pour certains. Un Premier ministre doit parler les langues officielles du pays. (Et l’allemand ?) Cela paraît logique mais je rappellerai que Wilfried Martens, par exemple, parlait un français absolument déplorable et qu’on ne lui a jamais reproché. Quant à son charisme, ayant participé à certaines négociations qu’il présidait, je l’avais surnommé « le poisson froid ».

J’ajouterai que les Flamands s’estiment très vite parfaits bilingues, même s’ils admettent, mais toujours avec un sourire qui dément leurs propos, que leur français n’est pas parfait. Par contre, un Wallon est très rarement considéré comme un parfait bilingue même lorsque sa connaissance du néerlandais est impeccable. Je crois qu’il s’agit aussi d’accent. D’expérience, je sais qu’un Wallon, parlant néerlandais, a un accent insupportable pour les Flamands. Les francophones admettent eux qu’un flamand parlant français a aussi un accent qu’ils pourraient qualifier de désagréable. Ils ne le font pas, pas plus qu’ils ne leur reprochent leurs fautes de français et c’est bien.

J’ai entendu beaucoup de critiques parce que Didier Reynders n’était plus ministre des Finances. Il a fait du bon travail mais a été tellement critiqué non seulement en Flandre mais aussi en Wallonie que c’est une bonne chose. Il avait d’ailleurs dit qu’il souhaitait le ministère des Affaires étrangères. C’est donc une bonne nouvelle d’autant plus qu’un Wallon sera enfin ! sur la scène internationale.

Je ne vais pas m’amuser à compter le nombre de ministres ou de secrétaires d’état donnés à chaque parti. D’autres le font suffisamment. Joëlle Milquët qui tenait tellement à l’emploi est-elle contente ? Je n’en sais rien. Olivier Chastel devient ministre. Récompense sans doute pour son bon travail et le soutien apporté à Charles Michel lors de la fronde anti-Reynders…

J’ai tenu à réagir aujourd’hui parce que c’est tout de même un jour important. Je souhaite bonne chance à Elio Di Rupo et à ses ministres, sans ironie. Si j’aimais les clichés, je dirais, du fond du coeur.

ACCORD BUDGETAIRE.

Je me réjouis qu’un accord soit intervenu sur le budget. Trop tard pour éviter la dégradation de la note mais peut-être suffisamment tôt pour échapper à la sanction européenne. Cet accord n’a pas suscité le même enthousiasme que l’accord constitutionnel. Normal. Trouver autant d’argent, mettre d’accord patrons et syndicats, une vraie gageure. C’est fait. Les critiques vont fuser de toutes parts mais les négociateurs ont fait leur travail.

Elio Di Rupo, dans sa conférence de presse,  a fait appel à tous : « La dynamique d’un pays, le bien-être d’un pays  ne se résume pas à l’action d’un gouvernement ou d’un parlement. Citoyens, patrons, syndicats, associations jouent un rôle essentiel. C’est ensemble que nous devons retrousser les manches pour sortir notre pays de la crise. C’est ensemble que nous devons travailler à la prospérité de notre pays et de ses habitants. Je suis persuadé que nous en sommes capables et que nous réussirons. »

Hélas ! les syndicats ont maintenu leur manifestation du 2 décembre. Je ne puis qu’être critique. Ils font leur boulot, plaire à leurs affiliés, mais ils savent très bien que remettre l’accord en question sous la pression de la rue ne changera rien mais est bien dangereux sur le regard que l’extérieur, marchés et communauté européenne, porte sur notre pays.

L’avenir cependant reste bien sombre. Tout n’est pas finalisé, il faut encore former un gouvernement et ce ne sera pas simple.

Beaucoup ont insisté sur la nécessité de rétablir la confiance. Hélas ! elle ne se décrète pas. Comment pourrait-on obtenir la confiance des marchés et de la communauté européenne si en Belgique même, certains vont s’acharner à dire tout le mal qu’ils pensent de l’accord. Certes les critiques sont normales, je dirais même démocratiques, mais combien dangereuses dans la situation actuelle.

Même les experts ont des vues divergentes sur ce qu’il fallait faire. Une preuve de la complexité des problèmes et des solutions.

Se lamenter sur le passé ne sert à rien. La route sera encore suffisamment longue et difficile pour que chacun réfléchisse à ce qu’il fait.

Il faut parfois savoir espérer.

TROIS ANNIVERSAIRES.

Ce lundi 18 juillet, les journaux lient trois anniversaires : 60 ans pour Elio Di Rupo, 20 ans pour la mort d’André Cools, 400 jours sans gouvernement. Etrange de rapprocher ces trois nombres, je le prends comme un hasard du calendrier.

ANNIVERSAIRE D’ELIO DI RUPO.

C’est bien malheureux qu’un anniversaire aussi important, 60 ans, ce n’est pas rien, tombe un si mauvais jour. Elio Di Rupo aurait certainement espéré le fêter dans de meilleures conditions. Mais, je le lui souhaite avec des termes sans originalité : bonne santé, bonheur, sérénité. La vie n’est jamais un long fleuve tranquille. Et j’ajouterai, l’avenir est parfois meilleur que ce que le présent laisse supposer.

ANDRE COOLS.

Je suis perplexe. Pourquoi ressortir cette pénible affaire ? Certes, elle a provoqué un véritable séisme. Bien sûr, certains ne s’accommodent pas de la vérité judiciaire ni des zones d’ombre. D’autres affaires n’ont jamais été éclaircies, les tueries du Brabant wallon et bien d’autres, moins spectaculaires mais douloureuses pour les victimes.

4OO JOURS SANS GOUVERNEMENT.

Grave, dramatique, incroyable, inouï, je pourrais accumuler les adjectifs. Je vais cependant essayer de souligner ce qui est positif. La Belgique existe toujours, le gouvernement démissionnaire travaille, les libéraux, écartés des négociations sous un faux prétexte, ont été rappelés. Elio Di Rupo a admis que les citoyens devaient être informés, pour moi, c’est important car démocratique.

Le discours a légèrement changé. Je n’entends plus les antiennes reprises constamment, alors que la réalité les démentait. « On est proche d’un accord » « Tout est sur la table » Pas question de ne pas tenir compte du travail énorme fait par les négociateurs de l’Olivier pendant des mois » Embarras mais pas de culpabilité sur le plus incroyable : des négociations uniquement bilatérales depuis septembre !

Il est pathétique de constater que la volonté d’Elio Di Rupo de réunir ensemble les partis qui ont accepté sa note, même en affirmant bien fort qu’elle était négociable, soit intervenue aussi tard malgré les échecs successifs.

Que dire de toutes ces notes qui se sont succédé sans succès ? Et cela continue puisque le CD&NV veut repartir de sa note. Et on espère comme une victoire qu’il rejoindra les négociations malgré le refus de la NV-A. Nous en sommes donc là. Supplier un parti flamand de rejoindre les négociateurs ! Pour faire quoi ? Accepter ce qui paraissait inacceptable, détricoter la note d’Elio Di Rupo, qui, il faut bien le dire, n’est pas parfaite même si le travail que le formateur a fourni est considérable ?

Aucun parti ne veut des élections. C’est vrai que cela ne ferait que radicaliser les positions. Alors ? Bien malin celui qui trouvera une solution au blocage actuel même si le CD&NV rejoignait le groupe des sept.

Il y a pourtant un optimiste : Karl-Heinz Lambertz, le ministre président de la Communauté germanophone, qui affirme qu’on en sortira mais qu’il faudra du temps. Du temps, après 400 jours sans gouvernement. Pourtant, je souhaite qu’il ait raison. Je souligne aussi qu’il a affirmé qu’il croyait que la Belgique fédérale compterait quatre entités. C’est mon voeu mais, actuellement, rien ne permet de le croire. Johan Van de Lanotte va un peu dans le même sens mais avec un bémol d’envergure : « On se dirige vers une structure architecturale du pays composé de quatre entités mais, ces dernières ne pourront pas exercer toutes les mêmes compétences. » (LB du 13/07/2011)

Si mes informations sont exactes, Herman Van Rompuy a programmé un sommet européen le 21 juillet. Cette décision handicape le défilé. Blocage du quartier Schmann, plus de policiers pour assurer la sécurité. Le fait-il exprès ?

Je pourrais terminer mon post par une banalité : « L’espoir fait vivre ». Non, je suis trop désespérée pour dire cela.

UN DI RUPO COURAGEUX.

 

Elio Di Rupo vient donc de terminer sa conférence de presse. Je tiens à souligner son courage. Il a accepté une mission difficile, celle de former un gouvernement. Ce n’était pas évident. Pas facile non plus de donner une conférence de presse après les réactions lues dans les journaux de ce matin du style « mission impossible, vouée à l’échec » ou pire « choix d’être Premier ministre mais avec quelle contrepartie ? »

Ce qui me réjouit est l’annonce d’une nouvelle méthode : s’occuper du socioéconomique en parallèle avec la réforme constitutionnelle en soulignant que les deux ne requéraient pas la même majorité au parlement.

Ce qui m’a surtout fait plaisir c’est l’aveu que les citoyens avaient le droit de savoir ce qu’allait être une grande réforme de l’Etat et que la note qu’il déposerait serait accessible à tous. Evidemment, je suis bien consciente que la note sera succincte mais la reconnaissance « du droit de savoir » pour le citoyen me suffit. Au passage, je souligne le scepticisme de Dave Sinardet et Francis Van de Woestyne qui affirmaient déjà que les citoyens n’y comprendraient rien ! Pour moi, admettre « le droit de savoir » du citoyen est un progrès démocratique. J’ai souvent dit que la discrétion poussée jusqu’à l’absurde était antidémocratique.

Autre affirmation courageuse : il faudra des efforts de tous, fédéral et entités fédérées, au niveau des finances. Pas de fausses promesses.

Il a clairement indiqué qu’il fallait garder le fédéral, non pas en faire une coquille vide, comme je l’avais craint après sa conférence de presse de l’an dernier. Est-ce-posible ? Je ne sais pas mais au moins il affirme en avoir l’intention.

Elio Di Rupo a aussi rendu hommage à tous ses prédécesseurs ‘ »en eur » mais je suis bien obligée d’admettre qu’il lui était impossible, sans doute pas souhaitable, de ne pas tenir compte de tout ce qui avait été fait avant.

Certains diront, une fois de plus, que tout dépend de la NVA. Elio Di Rupo a bien insisté que la réussite dépendait de tous. C’est une évidence mais rappeler des évidences est parfois nécessaire…

Je n’ai pas le texte de la conférence de presse, je réagis donc à chaud. Je reste persuadée  qu’avoir un compromis équilibré, transférer énormément de compétences vers les entités fédérées  sans appauvrir aucune région est une gageure. Je ne peux que le féliciter d’avoir accepté d’essayer.

UN AVENIR DESESPERANT.

 

Je peux me tromper mais il me semble que les journalistes vont plus loin dans leur analyse et, forcément dirais-je, sont plus pessimistes qu’après les élections.

Revenons en arrière. Bart De Wever est, comme c’est la coutume, désigné informateur par le roi. D’emblée, il dit qu’il n’est pas question d’être Premier Ministre, car tous les Flamands qu’ils l’ont été ont été obligés d’être le Premier de tous les Belges, ce qu’il ne veut pas. Cette déclaration ne suscite pas une grande indignation. Il ajoute que, puisque les Socialistes ont gagné les élections, c’est donc Elio Di Rupo qui doit être le Premier ministre, ajoutant, ce que je qualifierais de cynisme, qu’il est temps qu’un Francophone le soit, sous-entendu, il devra faire le boulot que je ne veux pas, tant pis pour les Francophones. Elio Di Rupo est donc, selon le souhait de Bart, désigné pré-formateur. Petite nuance, pas tout de suite formateur. Nuance ou prudence ?

Monsieur De Wever fait donc son job d’informateur. Il reçoit dans la plus grande discrétion et à toute allure. Une demi-heure par consultation. Il écoute, prend des notes et ne dit rien. C’est un truc bien connu. Ecouter attentivement sans rien laisser paraître met votre interlocuteur en confiance, plus, en valeur. L’écoute sans contradiction est si rare… Résultat acquis : plusieurs de ses invités le louent ! Il remet un rapport au roi, rapport dont on ne sait rien, sinon ce qu’en dit Elio Di Rupo : des convergences ont été trouvées mais il reste beaucoup à faire. On s’en doute.

Voilà donc Monsieur Di Rupo nommé pré-formateur. Il reçoit, la plupart du temps avec Bart De Wever… Certains disent que c’est bien. Pour moi, Bart De Wever veut garder la main même s’il ne l’a plus officiellement. Et certaines phrases ne trompent pas. Un exemple ?  Elio Di Rupo a insisté pour que Bart De Wever reçoive Joëlle Milquet !

Fête de la communauté flamande. Plus question de discrétion. A l’hôtel de ville de Bruxelles, le président du Parlement flamand, devant des ténors francophones de la politique, met les points sur les i. « Discours provocateur, inacceptable, qui nie l’existence de Bruxelles et qui, dès lors est anticonstitutionnel et méprisant à l’égard d’un million de Bruxellois », dira, plus tard, Armand De Decker. Le hic, c’est qu’ils ont tous applaudi, mais oui, par politesse diront-ils plus tard. Bart De Wever boit du petit lait, cravaté, presque élégant, il a réussi : son scribe a dit ce que sa fonction l’empêchait de dire. C’est du grand art. Quelques jours plus tard, son porte-parole dit qu’il n’ira évidemment pas fêter le 21 juillet !

Le 15 juillet, Chris Peeters, pour le cas où les francophones n’auraient pas bien compris le discours du Président du parlement flamand, en rajoute une couche. « Il faut une charte pour la Flandre « Etat Fédéré ».

Je souscris entièrement à l’analyse faite dans La Libre du 16 juillet, par Jean-Paul Duchâteau. « Que veut la Flandre ? Aujourd’hui, seuls les sourds devraient pouvoir dire qu’ils n’en savent rien. (…) On ne sera donc pas quitte pour 20 ans, comme l’affirment certains et comme le croient – ou feignent de le croire – beaucoup de francophones. Ceux-ci sont donc devant un dilemme : dire non à tout, et prendre le risque de faire exploser la marmite flamande ou faire des concessions qui ne seront  qu’une étape avant d’autres. »

La réalité est bien celle-là. Que va faire Elio Di Rupo, qu’on disait chargé d’un rôle historique, réussir là où les autres ont échoué ? Je le lui souhaite mais ce que nous vivons actuellement ne rend pas optimiste.

Et pourtant, il y a dans notre pays, des politiques qui ont encore du bon sens. Ainsi, les Germanophones plaident pour qu’il y ait quatre régions, mises sur un pied d’égalité. Plus de tutelle sur eux ni sur Bruxelles, qu’elle vienne du nord ou du sud. Trop simple sans doute. Ou plutôt ne convenant ni à l’appétit flamand, ni à l’appétit wallon.

La grande réforme de l’Etat, qu’on nous promet, ne la souhaitons pas, craignons-la.