15 AOUT EN OUTREMEUSE.

Le 15 août est pour les Liégeois une grande fête religieuse et populaire. On y célèbre l’Assomption par une messe célébrée en wallon. Une procession part de l’église Saint-Nicolas-Outremeuse où est conservée la Vierge Noire qui date du 16e siècle. Tout au long du parcours de nombreux fidèles déposent des bouquets de fleurs sur le support transportant la statue.

Dans l’après-midi se déroule le grand cortège folklorique qui rassemble des dizaines de groupes et fanfares. On y retrouve les géants de la province de Liège dont les plus populaires Tchantchès et Nanesse, personnages d’Outremeuse.

Il faut remonter au 19e siècle pour retrouver Tchantchès et sa femme Nanesse. Ils apparaissaient dans les théâtres populaires où se jouaient les chansons de geste du Moyen Age liées à Charlemagne.

L’origine du nom de Tchantchès est controversée. D’après certains le nom viendrait de « petit jean » en flamand « jantches » prononcé à la wallonne « D’jan tchès »

En 1950, les politiciens liégeois décideront très officiellement que la signification de Tchantchès viendrait d’une altération enfantine de « François »

A l’origine Tchantchès était une marionnette à tringle apparaissant dans les théâtres bourgeois, puis, après leur disparition, dans les théâtres ouvriers en 1920. C’est à ce moment qu’est fixé le costume de Tchantchès : pantalon à carreau noir et blanc, sarrau bleu, foulard rouge à pois blancs, casquette noire. C’est le costume typique des ouvriers de la fin du 19e siècle. On y a ajouté un nez rouge par allusion au buveur du peket (genièvre).

Au 19e siècle les Liègeois ont mis dehors leurs princes-évêques puis les Hollandais et tout naturellement ils vont attribuer à Tchantchès leur caractère frondeur et vont faire de lui un personnage courageux, déterminé, assoiffé de liberté et sensible à la gloriole. Il fallait bien lui donner une épouse, ce sera Nanesse, Le nom viendrait d’Agnès un personnage de fiction issu du folklore liègeois.

Nanesse est une « botteresse » (porteuse de hotte) habillée du costume traditionnel des ouvrières liègeoises du 19e siècle. Elle est la « binamèye crapade »  (gentille fiancèe).

Nanesse est pleine de bon sens, courageuse à l’ouvrage, excellente cuisinière et jalouse. A la maison c’est elle qui « poite li maronne » (porte la culotte).

De marionnettes Tchantchès et Nanesse sont devenus des géants très admirés dans le cortège du 15 août.

 

EMMANUEL MACRON, UN JEUNE HOMME SI PARFAIT.

 

Anne Fulda, née le 10 mai 1963 à Paris, est une journaliste politique française, collaboratrice du Figaro.

« Un président très entouré » « François Baroin, le faux discret » «Portraits de femmes » « Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait »

L’auteur trace le portrait d’Emmanuel Macron après avoir interrogé ses parents et ses proches. Son livre, paru en 2017, retrace la carrière d’Emmanuel, ne parle pas de son programme politique mais nous le fait connaître surtout par de nombreuses citations.

Le premier chapitre est consacré à sa famille. Ses parents sont médecins. Ils se disent choqués de ce qu’ils ont pu lire dans les journaux à propos d’eux. Témoignages bouleversants. « A lire certains articles, Emmanuel n’a pas de famille ! C’est quelque chose que je supporte très mal, s’exclame Françoise Noguès-Macron. »

Emmanuel est né après la mort d’une petite fille. Ils sont très heureux et l’appellent Emmanuel qui, d’après l’aumônier de la clinique, est un dérivé d’un prénom hébreux « fils de Dieu »

Tous les deux agnostiques, ils n’ont pas fait baptiser leur fils. A leur grand étonnement, à douze ans, il déclare vouloir faire sa communion.

Très vite, Emmanuel marque une préférence pour sa grand-mère, Manette. Ce sera difficile à accepter pour sa mère, elle qui a renoncé à travailler pour élever ses trois enfants.

En sixième et sur les conseils de la grand-mère, ancienne directrice de collège, Emmanuel quitte le public pour entrer à la Providence, collège tenu par les Jésuites. Un choix peu en accord avec ses parents qui n’apprécient pas l’éducation stricte des Jésuites.

Germaine Noguès, la grand-mère, noue des liens très intenses avec Emmanuel. Une histoire d’amour qui durera jusqu’à sa mort le 13 avril 2013. «Il a préféré élire sa grand-mère Manette comme la déesse de son monde enchanté. La reine de son enfance et même de sa vie d’adulte.»

Ses parents sont évidemment très fiers de la réussite de leur fils mais regrettent d’être tenus à l’écart. Ils ont été deux fois à l’Elysée. Emmanuel Macron a adopté la famille de Brigitte. Ses enfants et petits enfants sont chez eux à l’Elysée. Emmanuel s’est créé une nouvelle famille. Il est de moins en moins présent aux réunions de sa famille naturelle. Compréhensible mais pour ses parents c’est dur à accepter de ne voir leur fils qu’à la télévision.

Anne Fulda consacre de longues pages à l’histoire d’amour d’Emmanuel avec Brigitte. Il a seize ans, elle trente-neuf quand ils se rencontrent. Professeur de Français, elle est son professeur de théâtre.

Leur longue liaison, longtemps cachée, va susciter la désapprobation des deux familles, celle d’Emmanuel et celle de Brigitte, celle aussi des collègues de Brigitte mais sera encouragée par Manette. Le père d’Emmanuel ne porte pas plainte comme il aurait pu le faire pour détournement de mineur. On pense au film « Mourir d’aimer ».

Mère de trois enfants, un mari banquier,  Brigitte Auzière devra divorcer pour pouvoir épouser Emmanuel. Quinze ans à vivre en marge, quinze ans qu’Emmanuel qualifiera d’éternité. Ils se marieront en 2007.

Je n’ai pas l’intention de raconter la carrière d’Emmanuel, elle est connue. Je reprendrai plutôt certains extraits significatifs du livre d’Anne Fulda éclairants sur la personnalité d’Emmanuel.

Que le lecteur me pardonne de les livrer en vrac.

« Le désir de convaincre et l’angoisse de déplaire sont liés de façon étroite. Comme s’il ne pouvait supporter de découvrir autre chose que l’approbation ou l’assentiment chez son interlocuteur »

« Il aime que tout le monde l’aime »

« Il a toujours le désir de plaire, d’être admiré »

« Il séduit, utilise, puis jette »

« Intelligence, esprit de synthèse, capacité d travail, charisme exceptionnel »

« Le gentil Macron sait avoir la dent dure quand il se sait concurrencer »

« Emmanuel a toujours eu des fidélités successives ou plutôt des infidélités successives, analyse un collègue de lENA qui précise qu’il ne renvoie pas l’ascenseur. Il se sert des gens. Mais ce qui est exceptionnel, c’est que les gens souvent intelligents le savent mais se font quand même avoir »

« C’est une énorme erreur de ne pas parler d’amour en politique parce que je pense qu’il y a un côté affectif, irrationnel, dont les gens ont besoin »

Je terminerai par cette allusion à ce meeting de Versailles qui m’avait, je dois le dire, plutôt choquée.

« Mystique, christique, le candidat d’En Marche, l’ancien élève des Jésuites ? Il a beaucoup été raillé sur ce thème, surtout après son premier grand meeting de la porte de Versailles terminé les bras en croix et la voix partant en vrille devant une foule enthousiaste. »

 

 

 

 

 

 

HAENDEL.

Haendel est un compositeur allemand, devenu sujet anglais, né le 23 février 1685 à Halle et mort le 14 avril 1759 à Westminster.

Pour me faire plaisir, ce dimanche matin, un extrait de l’opéra Rinaldo que j’aime beaucoup. J’espère que vous l’aimerez aussi.

Un souvenir de jeunesse.

Et le très connu Alléluia du Messie.

FETE NATIONALE.

Prestation de Serment de Léopold I le 21 juillet 1831.

C’est la date qui a été retenue pour la Fête Nationale.

Hier soir, la famille royale a assisté à un concert au Palais des Beaux-Arts en prélude à la fête. C’est une tradition.

De nombreuses activités sont organisées notamment le traditionnel Te Deum auquel assistent le roi et la reine et le défilé militaire à 16 heures. 12.000 personnes ont assisté à la 15e édition du bal national.

Bonne fête à tous !

 

RAFLE DU VEL d’HIV.

 

Ce 16 juillet, la France a commémoré la rafle du Vel d’Hiv. Une cérémonie émouvante en présence de nombreuses personnalités. Plusieurs orateurs se sont succédé à la tribune dont d’anciens déportés qui ont rappelé ce qu’ils ont vécu. Le président Macron avait tenu à inviter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Les 16 et 17 juillet 1942 12.882 juifs dont 4051 enfants sont arrêtés. Les célibataires et les familles sans enfants de moins de 16 ans sont dirigés vers le camp de Drancy, les autres sont parqués au Vélodrome d’Hiver. La police parisienne a agi sur l’ordre des Allemands mais ce sont bien des policiers français qui ont procédé aux arrestations.

En 1995 seulement, Jacques Chirac, président de la République, reconnaîtra la responsabilité française. « La France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. »

Pourtant en 1983, Serge Klarsfeld citait les propos de Karl Oberg, chef de la police allemande à Paris. « Conformément à l’accord que j’ai établi avec Bousquet, la police française agissait de façon indépendante, dans une ligne de conduite commune avec la police allemande, et sous la responsabilité de Bousquet »

Dans son livre « Policiers dans la ville, une histoire des gardiens de la paix » Christan Chevandier précisera : « Entre mai 1841 et février 1944, c’est une dizaine de rafles qu’opère la Préfecture de Police dans certains cas avec les Allemands. » Mais, précise-t-il, il n’y avait aucun Allemand en juillet 1942.

Une page sombre dans l’histoire de France. On peut comprendre qu’elle ait été occultée, même niée.

Il ne faut cependant pas oublier que beaucoup de Français courageux ont caché des Juifs, parfois pendant toute la guerre.

75 ans après il faut oublier ceux qui ont cédé à l’antisémitisme allant même jusqu’aux dénonciations.

 

 

 

 

Monument commémoratif de la rafle du Vel’d’Hiv