OUF ! C’EST LE DERNIER.

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Dernier « C’est pas tous les jours dimanche  » de cette année. Reprise en janvier.

Comme les autres dimanches ce n’est pas un débat mais une foire d’empoigne.

Je ne vais pas reprendre tout le débat, je devrais le revoir une seconde fois et je n’en ai, oh ! là vraiment pas envie.

Les chroniqueurs qui, dixit l’animateur Christophe Deborsu,  « haussent le ton » sont Michel Henrion, Alain Raviart, Emmanuelle Praet et Christophe Giltay.

Je n’ai jamais vu Christophe Giltay hurler comme le fait chaque dimanche Alain Raviart. Emmanuelle Praet essaie d’exposer son point de vue – essaie – car elle est fréquemment coupée. J’ai l’impression qu’elle est bien seule.

Michel Henrion est le prof, sûr de ce qu’il dit et très habilement attaque la N-VA, son ennemi mortel et le gouvernement même quand le sujet ne le demande pas. On ne se refait pas, socialiste un jour, socialiste toujours.

Les invités sont choisis en fonction de ce qu’ils pensent : au minimum, un pour, un contre, c’est la loi des débats. Malheureusement, ils cèdent parfois à l’ambiance détestable qui règne sur le plateau et s’emballent, rendant leurs propos incompréhensibles.

Celui qui excelle dans ce jeu est Jean-Marc Nollet. Il parle posément, fait l’indigné quand on le contredit mais hélas ! j’ai pu souvent constater que ce qu’il disait n’était – soyons gentils – pas tout à fait vrai.

J’en viens à ce dimanche. Trois démissions de ministres ont été demandées, trois : Théo Francken, Jan Jambon et Willy Borsu.

Théo Francken : suite de la saga des visas refusés.
Jan Jambon : pour avoir invité Bart De Wever à une réunion après les attentats.
Willy Borsu : pour avoir pris le volant après avoir bu.

Je vais me risquer à quelques réflexions.

Impossible de voir clair dans cette polémique sur les visas refusés. Je sais seulement qu’il s’agit d’une famille syrienne invitée par une baronne de Namur. Le chef de famille était, dit-on, un proche d’Assad, président de la Chambre de Commerce. C’est peu comme information  pour une polémique qui enfle de jour en jour.

Refus grave d’appliquer une décision de justice disent les uns. Je précise tout de même que la présidente qui a condamné la Belgique à verser des astreintes était présidente de la Cours d’Appel francophone réunie ce jour-là. Pourquoi pas la Cours d’Appel au complet comme ce sera le cas quelques jours après pour un cas similaire avec cette fois un refus ?

J’avoue que je suis toujours perplexe. Pourquoi avoir été en justice ? Elle en avait le droit, me dit-on, j’ajoute, et les moyens. Alors je pense à tous les réfugiés qui eux ne jouissent pas de ce traitement de faveur.

Quant aux astreintes même si elles sont légales (nécessaires ? pas trop élevées ?) je ne peux m’empêcher de penser que c’est, une fois de plus, nous, les contribuables qui les paieront.

Que Théo Francken ait raison ou pas, je pense que la médiatisation de cette affaire nous a fait du tort et que nous manquons drôlement d’information pour avoir une opinion.

Jan Jambon aurait dans une réunion de crise, le 22 mars, après les attentats, fait appel à Bart De Wever pour avoir son avis ou son soutien sur l’opportunité de sa démission. Je ne sais plus si c’est à ce moment-là qu’il l’a présentée et qu’elle a été refusée par le Premier Ministre vu la situation grave où nous étions. Il est, je le rappelle, ministre de l’intérieur. Que l’affaire soit relancée maintenant après un article dans un journal français est tout le moins étonnant.

Ainsi Willy Borsu devait démissionner, malgré ses excuses, pour avoir pris le volant après avoir trop bu à une soirée privée. Ce n’est pas bien, Monsieur le Ministre, mais comme vous le savez, ce n’est qu’un prétexte. Tout est bon pour certains pour faire du tort à un gouvernement qu’ils ont juré, dès le début, qu’ils le feraient tomber.

J’admire toujours la bonne tenue des débats à la télévision française et qu’il n’en soit pas de même chez nous m’attriste.

Le débat s’est terminé par le témoignage d’une famille qui n’a pas les moyens de fêter Noël. On le sait, la Belgique n’arrive pas à faire disparaître la précarité qui est le lot d’une partie de notre population. Voilà un vrai sujet.

Heureusement, comme dit Christophe Deborsu, ce n’est pas tous les jours dimanche…

 

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2 commentaires sur “OUF ! C’EST LE DERNIER.

  1. Les premiers temps, j’aimais bien : retenue des intervenants, pas de cris et des temps de parole équitables.
    A présent, De Borsu ne contrôle plus rien, au contraire, il fait tout pour envenimer les débats.
    Quant à son micro-trottoir, d’un moment un peu déstabilisant il a fait une moment de manipulation.

  2. je suis tout à fait d’accord. Moi aussi j’aimais bien au début. Mais il n’y a plus aucun respect mutuel et Christophe Deborsu ne parvient pas à mettre de l’ordre. Il donne souvent la parole de manière impartiale et coupe brusquement pour passer au sujet suivant. A mon avis, il en traite trop.
    Comme toi, je ne vois pas l’intérêt des micro-trottoir, il reprend évidemment ce qu’il veut.

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