FRANCOISE MALLET-JORIS.

Francoise Mallet Joris, French author, at home, Paris, FRANCE - 29/07/1991./1102251256

Françoise Mallet-Joris née à Anvers le 6 juillet 1930 est décédée le 13 août à Bry-sur-Marne. Elle était la fille du ministre Albert Lilar et de l’écrivain Suzanne Lilar. Elle a donc écrit sous un pseudonyme.

En 1941, elle avait 21 ans quand elle publia « Le rempart des Béguines ». Son héroïne est la maîtresse d’un homme plus âgé qu’elle et a aussi une relation amoureuse avec la fille de celui-ci. Le livre eut un grand succès mais fut jugé scandaleux. Elle publia la suite dans « La Chambre rouge » en 1955.

Elle est l’auteur d’une trentaine de livres : « L’empire céleste » « Les personnages » « La Maison de papier » « Les signes et les prodiges » « Trois âges de la nuit ».

Elle a aussi été la parolière de la chanteuse Marie-Paule Belle avec qui elle a vécu une longue relation.

Membre du comité du Prix Fémina de 1969 à 1971 elle est élue à l’unanimité en novembre 1971 à l’Académie Goncourt où elle siégera jusqu’à sa démission en 2011, pour des raisons de santé.

En 1933, elle devient membre de l’Académie royale de langue et de littérature de Belgique où elle occupe le fauteuil de sa mère Suzanne Lilar, morte un an plus tôt.

Suzanne Lilar était avocate et écrivain auteur d’un « Journal de l’analogiste » et « Le Malentendu du Deuxième siècle ».

Je me souviens avoir lu avec grand plaisir son livre contestant Simone de Beauvoir. J’avais lu le livre de Simone de Beauvoir avec ennui, j’ai adoré celui de Suzanne Lilar. Il fallait oser car tout le monde encensait le « Deuxième siècle » même ceux qui ne l’avaient pas lu ! Honnêtement, j’ajouterai que j’ai mieux aimé les romans de Simone de Beauvoir dont « Les Mandarins » mais elle n’était pas pour moi une icône !

Suzanne Lilar a entretenu des rapports complexes avec sa fille qui lui a cependant consacré un très beau livre « La double confidence ».

Fraçoise Mallet-Joris s’était convertie au christianisme, elle a été baptisée à 23 ans et a gardé sa foi toute sa vie. Elle a raconté sa conversion dans « Lettre à moi-même ».

J’ai aimé ses livres sauf, bizarrement, « La maison de papier » qui avait effacé le souvenir de ses deux premiers romans. Grand succès. Elle devenait un écrivain « convenable » !

Elle disait : « Ecrire, croit-on, c’est ouvrir des portes et non les refermer. On démarre comme cela innocemment. On ne sait pas à quoi on s’engage. Et il y a toujours un moment où l’on voit une vérité nue, l’île déserte ce qu’on appelait autrefois assez drôlement la tour d’ivoire, la solitude en somme. »

 

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