CHRISTOPHE ANDRE.

Christophe André

Christophe André est né le 13 juin 1956 à Montpellier. Psychiatre, il exerce à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, dans le service hospitalo-universitaire de santé mentale et de thérapeutique. Il est spécialiste dans la prise en charge des troubles anxieux et dépressifs et particulièrement dans le domaine de la prévention des rechutes.

Spécialiste des théories comportementales et cognitives, il a été le premier à introduire l’usage de la méditation en psychothérapie.

Il est chargé d’enseignement à l’université Paris X et est l’auteur de nombreux livres de psychologie à destination du grand public.

Je citerai : « La peur des autres » « Les thérapies cognitives » « La timidité » « Phobies et obsessions » « La gestion du stress » « L’estime de soi : s’aimer pour mieux vivre avec les autres »

Il a écrit la préface du livre « Eloge de la lucidité. Se libérer des illusions qui empêchent d’être heureux » d’Ilios Kotsou. Je l’ai trouvée intéressante et j’ai donc décidé de lui consacrer un billet.

L’auteur part d’un constat : il y a ceux que le bonheur agace, on en parle trop ; ceux qu’il inquiète, nous serions passés du droit d’être heureux à l’obligation de l’être ; ceux qu’il angoisse, parce qu’ils se demandent comment arriver à être heureux et à le rester.

Christophe André fait un petit détour historique. Dans la Grèce antique, la quête du bonheur était considérée comme légitime et utile au bien de la cité. Le christianisme n’envisage le bonheur que dans l’Au-delà. La vie doit servir à le mériter. Au siècle des Lumières, le bonheur devient une aspiration légitime mais réservée aux élites. Au vingtième siècle capitaliste, le bonheur devient un support à la consommation : acheter rendrait heureux.

Christophe André nous donne sa vision du bonheur :

« Non, il n’est pas toujours possible d’être heureux ! Non, on ne peut pas tout positiver. Oui, la vie est effectivement une longue suite de problèmes ! Et le bonheur n’est pas là pour les empêcher de survenir, ou nous aider à les ignorer lorsqu’ils surviennent ! Le bonheur est là pour nous aider à leur faire face et à leur survivre. »

Le livre d’Ilios Kotsou nous aide à écarter les illusions qui nous orientent vers de faux bonheurs. Une démonstration convaincante, nous dit Christophe André, reposant sur une alliance de la science et du bon sens.

Christophe André a participé à plusieurs colloques scientifiques organisés par Ilios Kotsou dont il dit beaucoup de bien.

Il termine sa préface par une présentation du livre que je reproduis :

« Le livre ressemble à un paradoxe : pour accéder au bonheur, il faut accepter adversité, souffrance, imperfection ; bref, accepter, tout entière la réalité du monde. Accepter ce qui ressemble à l’exact opposé du bonheur, parce que la vie est comme cela, tout simplement : une succession de problèmes, dont une grande part est insoluble, mais qui n’empêchent pas d’être heureux d’exister. »

Je vais sans doute, encouragée par ce plaidoyer convaincant, lire le livre d’Ilios Kotsou. Pourtant, ce n’est pas ce genre de livres qui m’attire. J’avouerai – l’auteur me le pardonnera – que je n’ai jamais lu Christophe André.

 

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