MONA OZOUF.

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Créé en 1896 par la Ville de Brive, le Prix de la langue française récompense une personnalité du monde littéraire, artistique ou scientifique dont l’œuvre a contribué de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française. Le Prix 2015 récompense la philosophe, historienne et écrivain Mona Ozouf.

Elle succède à Hélène Cixous. Le prix lui sera remis par la ville de Brive lors de la Foire du livre début novembre.

Le jury du Prix de la langue française est composé d’Académiciens français, d’Académiciens Goncourt, d’écrivains et de journalistes.

Ce n’est pas la première récompense de Mona Ozouf. Elle a reçu le Grand prix Gobert de l’Académie française en 2004, le prix mondial de la Fondation Simone et Cina del Duca en 2007 et le prix de la Bibliothèque nationale de France en 2014.

J’aime beaucoup Mona Ozouf et lui ai consacré plusieurs billets. J’ai commenté sa biographie de Jules Ferry le 9 juillet 2014.

Pour moi, les deux livres qui m’ont le plus intéressée sont « Les mots des Femmes » (27 juin 2013) et « La Cause des livres » (1 mars 2015.)

Dans « Les mots des Femmes » elle trace le portrait de femmes célèbres. J’ai repris Germaine de Staël (17/07/2013), Simone Weil (16/10/2013) Simone de Beauvoir (07/11/2013) et George Sand (19/12/2013).

Dans « La Cause des livres » elle a réuni les articles donnés pendant quarante ans au Nouvel Observateur.

Impossible évidemment de reprendre tous les auteurs dont elle trace le portrait. On y retrouvera des littéraires de plusieurs époques : Montaigne, Bossuet, Montesquieu, Chateaubriand, Zola, Sartre et beaucoup d’autres.

Une partie est consacrée à la correspondance de Rousseau, Balzac, Flaubert etc.

La troisième partie est consacrée à des portraits de femmes dont Charlotte Corday, la femme et les filles de Karl Marx, Flora Tristan « La fiancée de la Révolution »

Les chroniques sont courtes mais toujours passionnantes. Une originalité, les titres des articles comme « Balzac poste restante » « Flaubert enchaîné » « Les tourments de Virginia »

Que le lecteur ne s’y trompe pas. Son livre n’a rien d’une encyclopédie mais est une vision personnelle de l’histoire.

Les 643 pages ne peuvent pas se lire d’une traite. Il faut s’y promener, s’arrêter quand l’intérêt est là et surtout jouir de l’humour et du style de l’auteur.

Je suis contente que ce prix m’ait donné l’occasion de reparler de Mona Ozouf. J’y reviendrai sans doute car j’ai fait, pour ce blog, un choix un peu frustrant car beaucoup d’autres auteurs ou personnalités méritaient un billet.

 

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