CHRISTINE ARNOTHY.

Christine Arnothy

Christine Arnothy est décédée ce mardi 6 octobre à l’âge de 84 ans. Son premier livre a été lu par toute une génération. «  J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir. »

C’est une autobiographie écrite pendant la seconde guerre mondiale.

En 1944-1945 les Allemands occupent Budapest et veulent gagner une ultime bataille contre les Russes. La ville est bombardée jour et nuit. Christine et ses parents se réfugient dans une cave. Ecrivant à la lumière des bougies, l’auteur raconte son quotidien, évoque la faim et la soif. Pour aller chercher de l’eau, elle doit enjamber les cadavres dans les rues. Après deux mois de siège, la ville, comme toute la Hongrie, est occupée par les Soviétiques. Choisissant la liberté, Christine et ses parents franchissent à pied la frontière austro-hongroise et aboutissent dans un camp de réfugiés en Autriche. Elle en parlera dans son second livre « Il n’est pas si facile de vivre. »

Christine Arnothy (Irène Kovach de Szendrö) est née à Budapest le 20 novembre 1930. Elle a écrit une quarantaine de livres qui ont été de grands succès pour ma génération. Je citerai : « Le cardinal prisonnier » « Le jardin noir » « J’aime la vie » « Toutes les chances plus une » « La piste africaine » « Embrasser la vie » « On ne fait jamais ce qu’on veut ».

Elle était l’épouse de Claude Bellanger, fondateur du Parisien Libéré en 1944. Elle l’avait rencontré lors de la remise du « Grand Prix Vérité » en 1954 pour son roman « J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir » Elle est aussi la mère du fondateur de la radio Shyrock, Pierre Bellanger.

J’avoue ne pas relu les livres. Je sais d’ailleurs qu’il est parfois difficile, des années après, de relire un livre qu’on a beaucoup aimé. Je reprendrai donc simplement le quatrième couverture de deux livres que j’ai retrouvés dans ma bibliothèque.

EMBRASSER LA VIE.

Le livre est aussi une autobiographie. Elle y raconte dix années de son existence en se posant la question : « Si c’était à refaire ? »

« Elle a vingt ans quand elle rencontre l’homme de sa vie. Lui en a quarante-cinq. Pour elle, c’est l’éblouissement de l’amour qui commence par un coup de foudre ; pour lui, une ultime envie d’embrasser la vie. Il n’est pas libre, elle non plus. Elle voudrait fuir ce qu’elle craint être une dépendance affectueuse. Il la retient. Leur parcours est une sorte de guerre, une succession d’interminables persécutions juridiques. Dix ans de compromis – dont elle ne se serait jamais crue capable – acceptés pour l’homme qu’elle aime. Dix ans d’amour, de divorce des deux côtés, de chantage à travers les enfants. Dix ans de tempêtes, de livres écrits au petit matin, à l’heure où les huissiers surgissent pour dresser des constats d’adultère. Tout est bon pour les anéantir. Grâce à l’écriture et à l’amour, elle résiste. Mais, durant ces dix années de passion, de tourments, de bonheur sublimé parce que arraché, elle sait que chaque minute heureuse se paie, parfois très cher. »

J’AIME LA VIE.

« Un homme riche demande à une liaison de jadis de trouver une jeune femme, toute de luxe et de volupté, pour la première nuit de son fils Gabriel. Le sort – ou le destin ? – désignera la belle Kitsch, call-girl comme on se suicide, qui se donne pour se punir, ct comme pour oublier le lourd et redoutable secret qui depuis longtemps la ronge… Gabriel saura-t-il ? Kitsh dira-t-elle ? Ou la mort, une fois de plus, fauchera-t-elle un bonheur naissant ? »

LE CARDINAL PRISONNIER.

J’ai retrouvé une présentation faite par l’éditeur d’un livre qui m’est resté en mémoire « Le cardinal prisonnier »

Le cardinal prisonnier est un cardinal hongrois cloîtré depuis vingt ans à l’ambassade des Etats-Unis à Budapest.

« Nous sommes en 1976. Un nouvel ambassadeur américain arrive à Budapest. Il amène avec lui son beau-frère, Harry Morton. Celui-ci rongé par une grave maladie et dont la vie ne tient qu’à un fil, offre la liberté au cardinal. Il veut mourir à sa place. Le cardinal le prend d’abord pour un aventurier et refuse même d’engager la conversation. Mais le dialogue va devenir quotidien et durer trois mois. Nous assistons à ce duel de chaque jour, dramatique, amical, passionné tandis qu’autour de cette bataille de deux êtres qui seront bientôt liés par une amitié fraternelle, se dessinent peu à peu les traits d’une époque. »

Je suis un peu mal à l’aise en écrivant ce billet. Je n’ai pas l’habitude de copier ce que d’autres ont écrit. Si je l’ai fait, c’est que cela me semblait la seule manière de rendre un hommage à un écrivain que j’ai beaucoup aimé.

Je vais aussi reprendre quatre citations qui me semblent être un éclairage de la personnalité de Christine Arnothy.

« La moralité est faite pour les pauvres, pour mieux les tenir. »

« Il est impossible d’avoir en même temps un idéal et de l’argent. L’un chasse l’autre. »

 « Les gens foncent tête baissée dans des catastrophes qu’ils se créent »

« Pour aimer, il faut avoir du courage quand on a de l’argent et un romantisme délirant lorsqu’on est pauvre. »

Adieu, Christine.  Merci pour le bonheur que la lecture de tes livres m’a donné.

 

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