JEAN d’ORMESSON.

Jean d'Ormesson

A nonante ans, il vient de publier « Dieu, les affaires et nous », recueil d’un demi-siècle de chroniques au Figaro. Il était l’invité de François Busnel dans « La grande librairie » émission annoncée comme exceptionnelle puisqu’il s’agissait d’un seul invité et lequel ? Un académicien populaire, entré récemment dans la Pléiade.

Généralement, François Busnel interroge ses invités sur le livre qu’ils viennent de publier. Voulant sans doute être original, il a fait tirer à Jean d’O des cartes demandant un commentaire. Pourquoi pas !

Malheureusement, l’émission a été catastrophique. Quelques mots sur François Mitterand, adversaire politique mais apprécié par un président qu’il a souvent invité à l’Elysée. Un propos rapporté « Quel dommage qu’un si bon écrivain soit si stupide politiquement ! »

L’émission commençait bien mais pour les deux autres cartes, Pompidou et De Gaulle, l’animateur n’a pas questionné son invité se contentant de « Un grand homme ! » Tout le monde sait pourtant quelle admiration Jean d’O porte à De Gaulle.

Heureusement, après, la littérature et plus spécialement la langue française. Je ne sais pas s’il y avait un rapport avec le livre publié, en tous cas, je n’ai rien vu.

Bien entendu – le contraire serait vraiment étonnant – l’invité a défendu la langue française mais devant un interviewer muet.

Ce qui m’a étonné, c’est l’emballement de Jean d’O pour rejeter l’étiquette qu’on lui a collée, justifiée à mon avis, d’être le romancier du bonheur. Il l’a pourtant toujours revendiquée sans aucune culpabilité. Et le voilà lancé dans une défense presque colérique de sa personnalité pas du tout insensible au malheur du monde. Bien sûr, je ne doute pas que le malheur qui touche beaucoup de ses concitoyens le touche. Mais pourquoi cette soudaine justification ? Les réfugiés l’ont sans doute bouleversé comme tout le monde mais était-ce dans une émission littéraire censée parler de son livre qu’il devait se lancer dans ce plaidoyer ?

Le comique était l’attitude de François Busnel, feuilletant le livre, essayant de retrouver les passages qu’il comptait citer, mais toujours aussi muet.

Une autre diatribe de ce cher Jean est sa transformation en diseur de l’avenir. Et cela donne à peu près ceci : « Dans un temps très long, très long, il n’y aura plus de littérature, de roman, de langue française disparue au profit du chinois etc. etc. »

Qu’est-ce qui lui a pris ?

Qu’on ne se méprenne pas, Jean d’Ormesson a été brillant comme toujours.

J’attendais autre chose, peut-être à tort. Lui, qui parle si souvent de Dieu, qui le met dans le titre de son livre, ne pouvait-il en parler une fois de plus comme il l’a souvent très bien fait ?

Ce n’est qu’une émission. L’important ce sont ses livres dont j’ai souvent parlé dans mon blog, avec admiration si même tous ne méritent pas le même éloge.

Ce sera pour une autre fois… Ou ailleurs…

 

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