PHARES : 24 DESTINS.

Phares

Jacques Attali, né  à Alger en 1943, est surtout connu comme économiste, conseiller de François Mitterrand, auteur de nombreux rapports mais il est aussi romancier, journaliste, biographe, chroniqueur.

Son livre Phares contient 24 microbiographies de personnalités connues ou inconnues. Très différentes les unes des autres, elles proviennent de tous les continents, de toutes les époques.

Dans sa préface, l’auteur les présente comme ayant eu une grande influence sur sa pensée. Il rappelle qu’il avait déjà consacré une biographie à Blaise Pascal, Karl Marx, Mohandâs Gândhi et François Mitterrand.

Son choix est très clair. « Je m’intéresse au destin de ceux qui laissent une trace durable dans l’Histoire, en donnant un sens au devenir du monde, par la philosophie, l’art, la science et l’action, économique et politique. »

Les personnalités retenues répondent à une autre exigence : tous se sont évertués à devenir soi. Je pense fatalement à son dernier livre « Devenir soi ».  (Billet 22 novembre 2014).

Les noms peuvent parfois surprendre. On ne s’étonnera pas d’y trouver Confucius, Aristote, Thomas d’Aquin, le juif Maïmonide,  le mystique Maître Eckhart ou le philosophe anglais Thomas Hobbe. Ils ont tous eu une influence très grande sur leur époque et, je pourrais même dire, sur la nôtre.

Connus aussi Madame de Staël, Darwin pour sa théorie de l’évolution, récemment remise en question par certains, le scientifique Thomas Edison.

Par contre, le lecteur s’étonnera peut-être d’y trouver Giordano Bruno, accusé d’hérésie pour avoir développé la théorie de l’héliocentrisme et d’un univers infini et pas Galilée, beaucoup plus connu de nos contemporains.

Avant de lire le livre, le lecteur s’étonnera sans doute du choix d’Ahd-el-Kader, premier résistant à la colonisation au Magreb, Ho Chi Minh, fondateur de la nation vietnamienne ou Simon Bolivar, libérateur de l’Amérique du sud.

Etonnant aussi d’y trouver le peintre Caravage et le musicien Richard Strauss.

J’avoue que je ne connaissais pas du tout les figures asiatiques comme Acoka, sans qui le bouddhisme aurait peut-être disparu, Shrimas Râjchandra, fondateur du jaïnisme ou l’empereur japonais Meiji, promoteur de la modernité dans un pays encore dominé par la féodalité.

Tous ne sont pas des modèles mais, dit Jacques Attali, leurs erreurs peuvent nous guider.

Je ne voudrais pas donner par cette énumération l’impression que le livre est difficile. Il se lit très facilement. Les chapitres sont courts et comme ils n’ont aucun lien les uns avec les autres, le lecteur choisira de se pencher d’abord sur ceux qui l’intéressent.

Mon billet d’aujourd’hui n’est qu’une présentation mais j’y reviendrai.

Je m’en voudrais de ne pas citer le paragraphe qui termine la préface :

« En découvrant leurs aventures on comprendra mieux, je l’espère, combien chaque vie est précieuse et comment des milliards de vies construisent, à chaque instant, la grande histoire de l’humanité. »

Parole d’espérance d’un auteur à qui on a souvent reproché son pessimisme.

 

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