PATRICK MODIANO.

Pattric Modiano

Patrick Modiano, né le 30 juillet 1945 à Boulogne-Billancourt, est un écrivain français, auteur d’une trentaine de romans primés par de nombreux prix prestigieux parmi lesquels le Grand prix du roman de l’Académie française et le prix Goncourt. Le 2 octobre 2014, il a reçu le prix Nobel de littérature pour son roman « Pour que tu ne perdes pas dans le quartier ».

Œuvre : « La Place de l’Etoile » « La ronde de nuit » « Quartier perdu » « Dimanches de l’oubli » « Chien de printemps » « Un pedigree » « « Dans le café de la jeunesse perdue »

Il est aussi l’auteur d’une vingtaine de chansons et de scénario de film dont « Lacombe Lucien »

POUR QUE TU NE TE PERDES PAS DANS LE QUARTIER.

Le héros Jean. Daragane vit dans la solitude. Il ne sort plus sauf pour une promenade le soir. Le téléphone n’a plus sonné depuis des mois. Son portable est sur son bureau mais il ne sait même plus depuis quand il ne l’a plus utilisé. « Il savait à peine s’en servir et se trompait souvent quand il appuyait sur les touches. »

Un jour de septembre où il fait particulièrement chaud, le téléphone sonne. Il hésite à décrocher mais le fait car il craint des sonneries à répétition.

Un inconnu lui apprend qu’il a trouvé son carnet d’adresse et lui propose de le lui rapporter. Il avait écrit son nom et son numéro de téléphone dans le carnet mais ne se souvenait plus de l’avoir perdu.

Il hésite puis se décide à rencontrer l’inconnu. Gilles Ottolini est accompagné d’une jeune fille qu’il présente comme une amie, Chantal Grippay.

Il lui avoue avoir feuilleté le carnet d’adresse et y avoir trouvé le nom de Guy Torstel, qui, lui dit-il, est un personnage de son premier livre « Noir de l’été » Il voudrait en savoir plus sur Torstel qui a été mêlé à un fait-divers sur lequel il enquête.

Daragane ne se souvient de rien. Il y a longtemps qu’il ne s’intéresse plus qu’à un seul, auteur, Buffon, regrettant de ne pas avoir écrit des livres sur les arbres et les fleurs.

Daragane se retrouve piégé par le couple qui le harcèle multipliant les rencontres et les questions.

Malgré lui, Daragane va replonger dans son enfance. Le nom Annie Astrand revient avec insistance. L’inconnu lui affirme qu’elle a fait de la prison sans donner d’autre précision.

Dans le dossier remis par Gilles, il y a une photo d’un gamin. « Cet enfant, que des dizaines d’années tenaient à une si grande distance au point d’en faire un étranger, il était bien obligé de reconnaître que c’était lui. »

Il se souvient qu’Annie l’avait emmené faire une photo qui devait servir à fabriquer de faux papiers.

L’auteur ne précise rien sinon qu’il s’agit de 1952. Gilles,lui, parle d’une affaire sordide  d’après guerre.

Modiano va nous emmener dans une longue recherche du passé de son héros. Un défilé de lieux, de maisons comme celle de Saint-Leu-la Forêt où il a vécu un temps avec Annie.

Des bribes de souvenirs qui justifient la phrase de Stendhal mise en exergue par l’auteur : « Je ne puis pas donner la réalité des faits, je n’en puis présenter que l’ombre. »

Ce qui est certain c’est que Daragane ne vent pas se souvenir de ce passé. Le seul vestige de sa jeunesse consiste en une valise fermée dont il ne peut se séparer mais dont, par chance, il a perdu la clé.

C’est donc malgré lui qu’il apprendra qu’il a été mêlé à cette affaire sordide quand il avait 7 ou 8 ans.

Le titre du livre est un rappel du passé. Un mot glissé dans le poche du garçonnet avec son nom, son adresse et cette phrase : « Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier. »

Le passé et le présent s’enlacent. Jeunesse, passé d’écrivain, la vieillesse, une réclusion volontaire à l’ombre d’un arbre planté dans la cour d’un immeuble voisin, dont le feuillage l’apaise.

« On finit par oublier les détails de notre vie qui nous gênent et sont trop douloureux. Il suffit de faire la planche et de se laisser doucement flotter sur les eaux profondes en fermant les yeux. »

Un livre bref, intense, une mélancolie déchirante.

Je ne connais pas assez Patrick Modiano pour en dire plus. C’est le premier livre de lui que je lis sauf il y a très longtemps et dont je n’ai aucun souvenir.

J’ai été déroutée mais j’ai aimé.

 

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