OBLIGATION SCOLAIRE EN MATERNELLE.

 

Mer du nord

 

Tous les partis se prononcent pour l’obligation scolaire en maternelle. Je trouve que c’est une fausse bonne idée.

Bien entendu, la fréquentation en maternelle donne des chances à l’enfant pour réussir le passage en primaire notamment, mais pas seulement, par l’apprentissage de la langue.

Déjà beaucoup de parents mettent leurs enfants à l’école dès trois ans et parfois à deux ans et demi. C’est compréhensible. L’école est gratuite, les crèches coûtent cher. Dans notre société où les deux parents sont souvent obligés de travailler ne pas mettre son enfant à l’école est un luxe que peu de parents peuvent se permettre.

Mais, il faut bien le constater, les écoles maternelles sont surchargées, les infrastructures ne sont pas au top. S’occuper de mioches de trois ans, quand on en a trente dans sa classe, est vraiment difficile. Je rends hommage aux institutrices dont c’est le quotidien.

Ceci dit, pourquoi dis-je que c’est « une fausse bonne idée » ?

Bonne idée que d’encourager les parents à mettre leurs enfants en maternelle, mauvaise idée que de rendre l’enseignement en maternelle obligatoire.

L’obligation scolaire implique des règles strictes : une obligation de présence.

Ainsi, plus question pour les grands-parents ou plus rarement les parents d’emmener leurs enfants en vacances. Actuellement, à la côte, les estivants en mai et en juin, sont souvent des personnes âgées très heureuses de faire profiter leurs petits enfants d’un bol d’air.

Mai ou juin, parce que les locations sont impossibles en juillet ou août car la location d’un appartement est exorbitant. Même pendant les vacances de Pâques, le prix est majoré.

Pour le moment, il ne s’agit que de rendre l’enseignement obligatoire pour les enfants de cinq ans. Mais, tous les partis envisagent de le rendre obligatoire une année après l’autre donc à quatre ans, puis à trois ans.

Pauvres mioches déposés très tôt le matin, restant très tard à la garderie. Beaucoup de parents ne peuvent pas faire autrement mais pourquoi leur enlever la possibilité de permettre à leurs enfants une journée ou plusieurs sans école ? Je ne vois vraiment pas.

L’enseignement était, paraît-il, une priorité de ces élections. Je n’ai pas entendu grand-chose. Je ne vais pas relever tout ce qui a dans les programmes des partis, tâche impossible et inutile. Les sites internet donnent l’information.

Je relèverai quand même ce qui me semble des promesses qui ne pourront pas être tenues. Exemples : gratuité des repas scolaires et des études, subventionnement de l’enseignement libre au même niveau que l’enseignement officiel, fusion des réseaux.

Des promesses plus électoralistes que réalistes.

Je sais ce qu’est une promesse électorale et en Belgique il est toujours très simple, après les élections, de dire qu’on n’a pas pu obtenir ce qu’on souhaitait « à cause des autres ». Donc, allons-y !

Le calamiteux décret d’inscription s’est invité dans la campagne. Le MR et le FDF demandent sa suppression. Les autres partis y tiennent avec dit pudiquement « une révision » ! Ce n’est pas neuf et les études ont prouvé que l’objectif de mixité sociale n’était pas atteint.

Je rappelle que ce décret, à la base, a été voulu par le PS contre une dizaine d’écoles de l’enseignement libre qui, d’après eux, refusaient d’inscrire certains élèves. L’élitisme est, on le sait, le diable pour le PS. Ceci dans une société qui manque d’élites et où on déplore « la fuite des cerveaux ».

Ce n’est pas pour cela qu’il ne faut pas améliorer l’enseignement pour tous mais chaque enfant est différent et ne pas en tenir compte est cruel.

Je me réjouis d’entendre parler de développer l’enseignement en alternance ou la collaboration entre les entreprises et l’école. Mais je me souviens de l’opposition farouche du PS affirmant que l’école n’était pas là pour servir les entreprises ! Non, mais elle ne devrait pas non plus être destinée à former de futurs chômeurs.

J’aurais sans doute beaucoup d’autres remarques à faire sur les programmes des partis. Je ne vais pas me risquer à parler réforme fiscale, par exemple, ce n’est pas mon domaine…

La campagne électorale s’est animée ces derniers jours. Je crois que tous ceux qui ont suivi les débats ont pu se faire une opinion même si certains ont passé leur temps à dénaturer les propos de leurs adversaires.

Les animateurs ont fait du bon boulot. Ils ont souvent posé les bonnes questions veillant comme le veut la loi, à respecter le temps de parole.

Une question souvent posée me dérange. Demander aux politiques avec qui ils gouverneraient ou ne gouverneraient pas ou pire, quels étaient leur préalable à la formation d’un gouvernement.

Facile pour certains d’affirmer, nous n’accepterons jamais ceci ou cela… Promesses en l’air. Les négociations se font après les élections et qui dit négociations dit compromis.

On verra !

 

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