ANNA GAVALDA.

Anna Gavalda.

Anna Gavalda est née le 9 décembre en région parisienne où elle vit toujours.

Romans : « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » « Ensemble, c’est tout » « L’Echappée belle » « La consolante ». (billet du 2 décembre 2008).

JE L’AIMAIS.

Chloé, mère de deux enfants Marion et Lucie, est abandonnée par son mari Adrien. Son beau-père, Pierre Dippel, soixante-cinq ans, époux de Suzanne, décide de l’emmener à la campagne.

Chloé accepte bien qu’elle n’aime pas son beau-père. Elle ne s’est jamais sentie à l’aise avec lui. Elle le trouve distant, trop sûr de lui et a en tête tout le mal qu’Adrien lui en a dit. Elle lui reproche aussi d’être peu affectueux envers sa femme.

Chloé rumine son chagrin tout en espérant un coup de téléphone d’Adrien. Il est parti en se disant confus, c’est tout. Chloé pleure. Elle est « larguée » et ironise : « Larguée, c’est merveilleux comme expression. Larguer les amarres. Détacher la bonne femme. Prendre le large, déployer ses ailes d’albatros et baiser sous d’autres latitudes… » « Je ne voyais rien. Je n’ai rien vu venir, vous comprenez ? Comment peut-on être si aveugle ? »

Dans un premier temps, Pierre essaie de distraire Chloé, lui dit qu’il l’aime, qu’il a autant de chagrin qu’elle mais refuse de condamner Adrien d’être parti.

Chloé lui en veut. Elle le traite d’égoïste, de quelqu’un qui n’a jamais pensé qu’à lui, de vieux con et le soupçonne de ne pas condamner son fils par esprit de famille.

Pierre va la détromper. « Je pense à lui. – Vous vous faites du souci pour Adrien ? – Oui, je crois… Oui. – C’est pour lui que je m’en fais le plus en tout cas… – Pourquoi ? – Parce qu’il est malheureux. »   

Chloé réagit violemment. Pourtant Pierre insiste : « On parle toujours du chagrin de ceux qui restent mais as-tu songé à celui de ceux qui partent ? »

Propos inattendu de la part de quelqu’un qui est censé comprendre et partager le chagrin de Chloé qui, bien évidemment, ne peut qu’engendrer une réaction violente.

L’explication viendra dans la longue conversation que Pierre et Chloé vont avoir au cours de la nuit. Elle commence par un aveu : « J’ai aimé une femme… Je ne parle pas de Suzanne, je te parle d’une autre femme. (…) Je l’ai aimée plus que tout. Plus que tout… ».

Il avait quarante-deux ans quand il est tombé amoureux « comme on attrape une maladie ». Amoureux de Mathilde, sa traductrice, rencontrée dans un congrès. Une longue liaison faite de mensonges et de fausses promesses qui se terminera par un ultimatum : « Choisir entre elle et sa femme. »

Suzanne a accepté la liaison parce qu’elle ne veut pas perdre sa maison, son statut social… Mais, le choix, c’est Mathilde qui l’a fait.

Pierre l’a accepté et des années plus tard il se demande s’il a bien fait. Il est resté auprès de sa femme mais est devenu quelqu’un de dur avec ses enfants et même dans sa vie professionnelle.

Et l’ultime question en parlant de sa fille : « Est-ce que cette petite fille têtue n’aurait pas préféré vivre avec un papa plus heureux ? »

Et c’est ce qu’il essaiera de faire comprendre à Chloé : « Je pense que c’est une bonne chose. – Une bonne chose de quoi ? – Ce qui t’arrive là… – D’être la reine des connes ? – Non, qu’Adrien s’éloigne. Je pense que tu vaux mieux que cela… Mieux que cette gaieté un peu forcée… (…) Mieux que ce que vous étiez devenus tous les deux. (…) Je pense qu’Adrien n’était pas à la hauteur. »

Roman banal sur un sujet banal. Un mari part sans qu’on sache pourquoi, sa femme voit ce départ comme un désastre, une trahison. Classique. Ce qui l’est moins, c’est le personnage de Pierre. Il persuade Chloé que le départ d’Adrien est un bien pour elle. Qu’elle n’était pas heureuse. Mais, l’auteur le fait dire à Pierre après nous avoir montré le chagrin de Chloé dans la moitié du livre !

Pierre à la fin de sa vie pense qu’il s’est trompé en restant près de Suzanne. Et surtout, qu’il a été lâche. Adrien, lui, est égoïste mais courageux. On sera d’accord ou pas.

Le style est familier. Le roman se réduit à un long dialogue. On n’aime ou on n’aime pas.

D’un sujet banal, Anna Gavalda fait un roman plaisant. Convaincante son idée du bonheur ? Pas pour moi. J’aurais préféré qu’elle creuse un peu…

 

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2 commentaires sur “ANNA GAVALDA.

  1. […] Molinia aurait préféré que Anna Gavalda creuse un peu plus son sujet. Je partage entièrement l’avis de Mr Vladdy : « Ce livre me parle. L’histoire est pourtant assez simpliste, il n’y à pas d’effet de style, les différents personnages sont assez classiques mais pourtant, ça me parle. » Échappées culturelles est tout aussi enthousiaste, mais quant à moi, je n’ai pas vraiment trouvé de lueur d’espoir dans le texte. […]

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