PAUL CLEAVE.

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Paul Cleave est né à Chritchunch en Nouvelle-Zélande en 1974. « Un employé modèle » est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution an tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle-Zélande et en Australie.

UN EMPLOYE MODELE.

Un polar un peu particulier car dès les premières lignes nous connaissons l’assassin, le narrateur du livre. Il s’exprime abondamment, rien que pour lui et le lecteur.

Joe est entré dans l’appartement d’Angela. Elle est sous sa douche. Tranquillement, il s’assied, boit une bière et mange une pizza. Dès qu’elle sort de la douche, il se présente et sort de sa mallette, son deuxième grand couteau. « Que voulez-vous ? (…) Vous allez me tuer ? (…)S’il vous plaît, s’il vous plaît, allez-vous-en »

Joe l’empêche d’appeler la police, se moque de sa naïveté et se dit cyniquement : « J’ai entendu cà tant de fois que j’en bâillerais presque, mais je me retiens parce que je suis un type poli. »

Dès le début, le personnage est campé. Il a une très bonne opinion de lui-même comme le lecteur le constatera tout au long du livre.

Après l’avoir tuée ainsi que son chat, il sort, cueille une rose, se pique, se lèche le doigt : « Le goût du sang remplace le goût d’Angela. »

Il habite un appartement aussi délabré que le quartier à Chritchunch. Il vit seul mais sous la coupe de sa mère, qui l’appelle constamment et regrette qu’il n’ait pas de petite amie. Il va la voir régulièrement, semble l’aimer mais après une visite, dit : « A peine arrivé à la maison, je saute dans la douche et j’y reste une heure entière pour me laver de ma mère. »

Depuis quatre ans, Joe travaille à la police, comme « nettoyeur ». Il a été embauché après être venu deux fois s’accuser de meurtre, en inventant des détails qui, évidemment, ne correspondaient pas aux meurtres.  Le commissaire l’a engagé dans le cadre des quotas réservés aux « employés mentalement foirés ».

Joe joue admirablement son personnage de « Joe-le-Lent. » Il pose des questions stupides, parle lentement et, toujours aimable, est très apprécié.

Et pourtant ! Il profite de sa situation pour suivre les enquêtes, contemple les photos de ses victimes, lit les dossiers et se moque de la bêtise des policiers qui n’arrivent pas à retrouver l’assassin. Sept meurtres non élucidés, mais le septième n’est pas de lui.

Il va décider de retrouver le meurtrier qui a osé l’imiter. « Depuis des semaines, je n’ai guère pensé à autre chose qu’à trouver l’homme qui nous a fait ça. Est-ce si difficile ? J’ai les moyens. Je suis plus malin que n’importe qui dans ce commissariat… »

Le suspense du livre est là, sa recherche du meurtrier de Diana Walker dont la photo épinglée au mur à côté des autres semble le narguer.

Je ne peux pas en dire plus sans déflorer le roman.

Le livre est passionnant. Pas de scènes de crimes. Tout est centré sur le personnage qui finit presque par paraître sympathique.

Un livre à emporter en vacances…

 

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2 commentaires sur “PAUL CLEAVE.

  1. siècle ), ont mentionné le peuple qu’ils ont trouvé par des termes variés comme « indiens », « aborigènes », « natifs » ou encore « Néo-Zélandais ». C’est au contact de ces étrangers que ces populations ont commencé à se désigner d’abord sous le terme de « tangata maori » (homme ordinaire, autochtone), pour finalement ne garder que « maori ». En 1947, le « Département des Affaires indigènes » a été renommé « Département des Affaires maori », consacrant ainsi la reconnaissance de ce terme. Dans la culture maori, chaque tribu (« iwi »), chaque sous-tribu (« hapu »), chaque individu est doté d’un mana. Dans le mana, les valeurs de loyauté et de solidarité comptent davantage que les hiérarchies de rang ou de fortune.

  2. déclaré en mai 1988. Il accepte la fatalité, espérant que la maladie, qu’il surnomme « la bête », lui laissera tout de même le temps de finir son livre. En 1990, Joshua est convoyé à La Rochelle avec son célèbre propriétaire à la barre.

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