INTEGRATION : SONDAGE RTBF/LA LIBRE.

école

Ce matin, les médias faisaient connaître le sondage réalisé par la RTBF/LA LIBRE sur l’opinion des Belges sur l’intégration.

Petit résumé : 1 Belge sur cinq estime que les populations d’origine étrangère sont bien intégrées, 4 sur 10 qu’elles ne le sont pas. La moitié des Belges trouve que la Belgique fait ce qu’il faut pour l’intégration, un tiers pense qu’elle ne fait peut-être pas assez.

Près de 8 Belges sur 10 estiment que l’on assiste actuellement à une montée d’un certain radicalisme religieux et 77 % de la population s’en inquiète.

Je ne vais pas me lancer dans l’étude de ce sondage qui ne m’étonne pas. Je me contenterai de donner des cas concrets, vécus, pas nécessairement par moi, mais par mon entourage qui donnent un éclairage sur la perception de l’intégration.

Dans certaines écoles, les jeunes vivent très mal que les musulmans ou musulmanes parlent arabe, même pendant les cours, leur reprochent leur tenue, vont parfois même jusqu’à affirmer qu’à la mosquée on leur a appris qu’ils/elles ne devaient aucune respect aux non-musulmans, même à leurs profs !

Beaucoup d’adolescents voudraient échapper aux cours de gymnastique ou à la piscine. Voir les musulmans déposer un certificat médical que leurs parents leur ont refusé, engendrent, chez leurs compagons,  un sentiment d’injustice.

Cela va parfois très loin. Je me souviens d’une circulaire ministérielle qui interdisait aux profs de faire des contrôles pendant le Ramada

Qu’une de leur fille épouse un musulman, dont elle se dit très amoureuse, est souvent bien accepté par les parents. Hélas ! très vite, leur fille se convertit à l’islam,  se voile, ne s’habille plus comme elle le souhaiterait et est, parfois, interdite de sorties… Le plus grave est la rupture qu’elle fait avec sa famille imposée même aux parents les plus tolérants.

Dans les entreprises, une DRH qui a engagé une musulmane pour ses compétences vit mal qu’après la période d’essai, elle se transforme. Port du voile, exigence d’un local pour la prière ! Et toujours le repli sur ses collègues musulmanes et le rejet « des autres ».

La montée de la crainte du radicalisme religieux ? Comment ne pas être influencé par les attentats commis au nom de l’islam ? Par les images de haine diffusées par les médias ? Par l’inquiétude suscitée par ces jeunes partis combattre en Syrie et dont on affirme qu’ils reviendront peut-être prêts à combattre comme ils l’ont fait là-bas ?

Le politiquement correct veut que l’on assiste constamment sur le fait qu’il s’agit d’une très petite minorité. Bien. Mais les responsables parlent de loups-solitaires, bien difficile à cerner ou à surveiller, leur consigne étant de se conduire « comme tout le monde ». Les scènes sont toujours les mêmes : « c’était un bon garçon – mon voisin – je n’aurais jamais pensé qu’il puisse faire cela… » Comment la méfiance, la peur ne s’installerait-elle pas ?

Je sais qu’on me dira qu’il ne faut pas généraliser, que la plupart des musulmans sont des gens très bien, qu’ils sont les premières victimes du comportement de ces extrémistes, que l’islam condamne les attentats ou les actes violents…

Bien d’accord, mais ce discours se heurte au vécu porteur de peur ou de ressentiment.

Le nier, ne pas le prendre en compte, est une erreur qui pourrait avoir de graves conséquences.

C’est mon sentiment.

Malek Chebel aspire à un « Islam des lumières » mais il est bien seul. Un attentat suscite toujours l’indignation, est condamné, mais après ?

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