EXCUSES DE LA BELGIQUE.

Marche pour la vie.

Elio Di Rupo a présenté les excuses de la Belgique pour la déportation des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. Il s’exprimait à l’occasion d’une cérémonie à la caserne Dossin de Malines d’où sont partis les premiers convois de déportés de Bruxelles le 9 septembre 1942. Au total, 25.000 Juifs ont été déportés de Belgique avec la collaboration de Belges.

« En tant que Premier ministre du gouvernement belge, je présente les excuses de la Belgique à la communauté juive, même si les comportements de l’époque sont inexcusables. »

L’ancien Premier ministre Guy Verhofstadt l’avait déjà fait à plusieurs reprises, la première fois en 2002.

La ville de Bruxelles avait officiellement reconnu le 2 septembre, lors d’une cérémonie, sa complicité dans la déportation des Juifs et notamment le rôle essentiel qu’avait joué le registre des Juifs mis en place par la ville dans le cadre des rafles.

Cette année, le bourgmestre d’Anvers, Patrick Janssens (SP.a) avait déclaré, lors des commémorations :« C’est une histoire qui procure des sentiments très désagréables en tant que bourgmestre. »

Je rappelle que c’est le 70eme anniversaire des rafles d’août et de septembre 1942 à Anvers et Bruxelles.

A l’étranger, en août, 300 personnes avaient entamé une « marche pour la vie » et contre l’antisémitisme. Parmi elles se trouvaient des descendants de nazis allemands et des victimes des camps de la mort venus de Pologne, Israël, Russie, Biélorussie et Etats-Unis. La marche est partie du camp de concentration d’Auswitz-Birkenau et s’est terminée au camp d’extermination de Treblinka.

Cette manifestation existe depuis 2007 dans une dizaine de pays. L’initiative vient d’une église protestante indépendante allemande.

C’est une page douloureuse de notre histoire que la collaboration belge dans les rafles de Juifs. N’oublions cependant pas que de nombreux Belges ont sauvé des Juifs pendant la guerre.

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2 commentaires sur “EXCUSES DE LA BELGIQUE.

  1. À cette date, le gouvernement s’efforce encore de conserver le contrôle illusoire des mesures prises envers les Juifs français, tout en acceptant que les enfants nés en France de parents étrangers soient déportés. Plus de la moitié des Juifs déportés de France l’a été au cours du deuxième semestre 1942. Les grandes rafles de l’été 1942 concernent pour la première fois des familles entières. Elles suscitent une réaction indignée dans une partie de l’opinion publique, jusqu’alors peu sensible aux persécutions commises contre les Juifs. Ainsi, une partie de l’épiscopat français, plus particulièrement en zone libre, se manifeste. De hautes personnalités comme Mgr Saliège, archevêque de Toulouse, Mgr Théas, évêque de Montauban, Mgr Delay, évêque de Marseille, le cardinal Gerlier, archevêque de Lyon, ou le pasteur Marc Boegner, protestent contre l’arrestation, les mauvais traitements et la remise des Juifs à l’occupant. Des institutions religieuses, des couvents, participent à l’accueil sous de fausses identités d’enfants, notamment ceux dont les parents étrangers sont enfermés dans les camps d’internement ou sont déjà déportés. Dans le milieu rural, des initiatives individuelles et spontanées se manifestent également.

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