IRENE NEMIROVSKY.

 

Irène Némirovsky  née à Kiev en 1903 est décédée à Auschwitz en 1942. Elle a écrit de nombreux romans dont « Suite française » publié après sa mort en 2004. (voir billets du 3 juin 2010 et 16 août 2011).

LE MALENTENDU.

Ce livre est le premier roman de l’auteur publié en 1926. Elle a vingt-trois ans. Les Editions Denoël viennent de le rééditer en Folio.

 « Le malentendu »  se passe en 1924,  sur la côte basque, lieu de villégiature privilégié de l’époque, puis à Paris.

Yves Harteloup a vécu une enfance heureuse de garçon riche et bien portant, choyé par ses parents. A dix-huit ans il se retrouve orphelin, prépare vaguement une licence ès lettres, passe quelques mois en Angleterre et un printemps à Hendaye, dans l’antique maison de ses parents où il passait ses vacances d’été avec sa gouvernante. En 1914, la guerre éclate mettant fin à son existence oisive. « Un long cauchemar ». Blessé trois fois, décoré de la Croix de guerre, il revient à Paris en 1919.

Le notaire avait placé l’héritage de sa mère dans l’usine de son oncle, un richissime indutriel, mort en 1915, ruiné. Il ne lui reste plus qu’une rente insuffisante pour vivre. Il doit travailler. Il trouve une place dans une grande agence d’information mais ne supporte pas cette vie. « Yves menait cette vie d’employé qu’il haïssait comme certains petits garçons, très paresseux et très sensibles haïssent l’internat. Il avait gardé son ancien appartement plein de souvenirs, de fleurs, de jolies choses disposées avec amour. Chaque matin, en quittant son appartement « il ressentait le même désespoir, le même sursaut de révolte haineuse et vaine, le même horrible, noir, écrasant ennui. »

Un été, il revient à Hendaye, en souvenir des vacances heureuses de son enfance. Il descend dans un grand hôtel, désireux de revivre une vie aisée, facile.

Sur la plage, il rencontre Denise Jessaint et sa petite fille. Denise est une grande bourgeoise, oisive, délaissée par son mari, qui voyage beaucoup. Très vite, Yves tombe amoureux de cette femme qui appartient à son milieu d’autrefois. Passion partagée, Denise ne vit plus que pour lui.

Le retour à Paris est brutal. Denise, toujours aussi amoureuse, veut lui faire partager sa vie mondaine. Elle ne se rend pas compte qu’Yves n’a pas les moyens d’assumer financièrement ce qu’elle lui demande. Yves est trop orgueilleux pour lui avouer qu’il n’est pas celui qu’elle a rencontré à Hendaye. La séparation est inévitable. Yves quittera Paris, avec un ami, sans la revoir, sans explication.

« Le malentendu » nous plonge dans les années folles et nous fait vivre la vie heureuse de ceux qui ont de l’argent. Le titre du livre rend bien la difficulté que rencontrent Yves et Denise, ils ne sont plus du même milieu.

C’est un roman facile, bien écrit mais tellement en décalage avec notre époque qu’il est difficile de l’apprécier vraiment, malgré le talent de l’auteur.

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