BRET EASTON ELLIS.

Bret Easton Ellis.Ecrivain américain, il est né le 7 mars 1964, à Los Angeles, dans une famille aisée. Ses parents divorcent en 1982. Après des études secondaires dans une école privée, il suit un cursus musical à Bennington Collège et parallèlement joue dans divers groupes musicaux, dont The parents.

Il est toujours étudiant, a vingt ans, quand il publie son premier livre « Moins que zéro« . Bien accueilli par la critique, 50.000 exemplaires sont vendus dès la première année. En 1987, il est adapté au cinéma « Less Than Zero ».

En 1987, il s’installe à New York. C’est dans son deuxième roman « Les Lois de l’Attraction » qu’il crée le personnage Bateman qu’on retrouvera dans « American psycho ». Ce dernier ouvrage est sans doute  le plus contesté. Le roman est considéré par certains comme très misogyne, son héros, Patrick Bateman comme une caricature du yuppie matérialiste. C’est un sérial-killer, le plus affreux qui n’ait jamais été imaginé. Il n’a aucun scrupule, peu lui importe la souffrance inimaginable qu’il inflige à des dizaines d’inconnus.

 » Les Lois de l’Attraction » (The Rules of Attraction) et « American Psycho » seront  portés  l’écran en 2002 et 2000. Il publiera aussi « Glamorama » en 1998.

MOINS  QUE  ZERO.

Clay rentre à Los Angeles pour les vacances de fin d’année. Son amie Blair vient le chercher à l’aéroport et murmure « Les gens ont peur de se retrouver sur les autoroutes de Los Angeles ». Cette phrase, qui, comme il le dit, ne devrait pas l’ennuyer s’incruste dans son esprit. Elle reviendra comme un leitmotiv tout au long du roman. 

Clay retrouve ses amis, Trent, Kim, Alana, Julian et d’autres jeunes qu’il ne connaît pas. Riches, beaux, ils comblent leur ennui par des fêtes arrosées, des concerts, le cinéma, regardent des films insipides à la télévision, fument des joints, prennent de la cocaïne, boivent beaucoup, font l’amour. Ils ne ressentent plus rien, ne réagissent même pas devant le viol d’une mineure ou à la vue d’un cadavre.

 Clay semble anesthésié, assiste à tout sans réaction, se drogue, prend du valium pour dormir, ne désapprouve pas la vie de ses amis, y participe mais comme un zombie. Il écoute de la musique, sans émotion apparente.

 L’auteur, on l’aura compris, dresse un portrait très peu reluisant de la jeunesse californienne des années quatre-vingt. Bret Ellis a choisi des personnages qui apparaissent bien réels et sont le reflet d’une société absurde, bien loin de l’Amérique triomphante. « Des moins que zéro. »

 Le roman est une suite de dialogues, une description minutieuse des personnages, leur accoutrement, leur fausse cordialité. Aucune intrigue, des scènes souvent à la limite du soutenable mais admirablement décrites.

 Le livre est entrecoupé par des souvenirs de Clay, des passages en italique, complètement en décalage avec le reste du livre.

 On sent le désarroi de Clay qui est hanté par la phrase « Les gens ont peur de se retrouver » ou encore « On peut disparaître ici sans même s’en aperçevoir ». On a l’impression qu’il ressent peu à peu le non-sens de la vie qu’il mène avec ses amis mais ce n’est jamais explicité. Il nous apparaît pourtant différent des autres, suivant le mouvement comme si rien d’autre n’était possible.

 Je ne connaissais pas l’auteur. J’avais lu qu’il était considéré comme un grand écrivain. Après quelques pages, j’avais envie de m’arrêter. Et pourtant, j’ai continué, preuve sans doute que l’auteur a un sens poussé de la narration. Peut-être espérais-je aussi qu’il se passerait enfin quelque chose.

 Je n’entrerai pas dans la polémique des critiques qui le classent comme « moraliste » ou « nihiliste ». Je pense que Bret Ellis met son talent, son écriture, au service d’une description pessimiste de la société qui l’entoure.

 Clay à son amie Blair, avant de la quitter pour rejoindre la fac :
« Qu’est-ce qui t’intéresse ? Qu’est-ce qui te rend heureux?
Rien. Rien ne me rend heureux. Rien ne me plaît. »

 

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