VLADIMIR FEDOROVSKI.

Cet écrivain, né à Moscou, le 27 avril 1950, est un ancien diplomate russe. Il a été ambassadeur à Paris en 1977 et en 1985, il a passé un doctorat en histoire sur le rôle des cabinets dans l’histoire de la diplomatie française. Interprète de Brejnev, partisan de Gorbartchev, il est opposé à Poutine.

Il a écrit une série romanesque de l’histoire russe Le Roman de Saint-Pétersbourg, Le Roman de Moscou, Le Roman de la Russie insolite. Il est aussi l’auteur d’autres livres, parus en livre de poche, dont Le Roman de l’Orient-Express, Le Roman du Kremlin, Les Tsarines.

LE ROMAN DE SAINT-PETERSBOURG.

D’emblée je dirais que le titre de « roman » me semble peu approprié. Il s’agit plutôt d’un documentaire, illustré, il est vrai, de portraits de personnages liés à la ville et d’anecdotes. Pierre le Grand est fondateur de la ville. D’après l’auteur, trois éléments furent à l’origine du projet : son amitié avec les étrangers, sa passion des voyages et enfin sa volonté de construire un grand port.

La ville a été construite sur les rives de la mer Baltique, au fond du golfe de Finlande. Elle est restée capitale de l’empire russe jusqu’à la révolution de 1917. Elle est construite sur pilotis et son édification a coûté énormément d’argent et de vies humaines, 40.000 serfs enrôlés de force. Le sol était si spongieux que les hommes devaient apporter de loin, dans des sacs, la terre nécessaire aux fondations. Des canaux furent creusés ce qui donna à la ville son surnom de « Venise du Nord ». Le tsar s’y installa en 1703, dans une demeure modeste, en attendant l’achèvement du palais de Peterhof. Un oukase prescrivit à trois cent cinquante familles nobles et autant de familles de marchands et d’artisans d’y bâtir leurs maisons. L’objectif de Pierre proclamé empereur, était atteint, faire de la ville une capitale de style européen.

« Les voyageurs occidentaux ne tarirent pas d’éloges sur le classicisme des nouveaux bâtiments de la ville et annoncèrent la naissance d’une « vraie » architecture en Russie, réfutant avec mépris son style ornementé traditionnel. Les élégants bâtiments et les larges avenues de Saint-Pétersbourg les convainquirent que la Russie n’était plus la nation barbare que suggérait l’éclectisme débridé de ses anciens édifices. »

L’auteur nous parle abondamment de Pierre 1er et de son impératrice paysanne, de Catherine II et son compagnon, le prince Potemkine, d’Alexandre 1er mais aussi de Pouchkine, Dostoïevki, Balzac, Voltaire, élu à l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg. Qui choisir parmi toutes ces célébrités ? De manière complètement subjective, j’ai décidé de parler du grand poète.

Alexandre Pouchkine est né à Moscou, le 6 juin 1799 mais il a fait ses études au lycée impérial près de Saint-Pétersbourg. A sa sortie du lycée, il mène une vie dissipée.

Il cherchera, en vain, à faire publier son premier recueil de poèmes. Editer un livre écrit en russe était impossible !

Il faut dire qu’à l’époque, la langue française était largement répandue chez les aristocrates et que le russe était perçu comme une sorte de patois indigne de leurs salons. En 1820, Pouchkine est condamné à l’exil par le tsar Alexandre 1er. Ces années d’exil sont celles de ses grandes oeuvres Le prisonnier du Caucase, Eugène Onéguine et Boris Goudounov. Il reviendra à Moscou sous Nicolas 1er.

L’énorme mérite de Pouchkine est d’avoir imposé le russe tel qu’il était parlé et d’avoir libéré la littérature russe de l’influence étrangère même si ses condisciples le surnommaient « Le Français ». Après son exil, il a vécu à Saint-Pétersbourg où il est mort 10 février 1837.

Le Roman de l’Orient-Express évoque les grands moments de ce train mythique. Sa création par un ingénieur belge, Georges Nagelmackers, la signature dans la voiture de l’armistice de 1918, les personnages emblématiques comme Mata-Hari, Lawrence d’Arabie, Marlène Dietrich et bien sûr Agatha Christie, qui s’est inspiré de ses voyages où elle rejoignait son mari archéologue en Syrie et en Irak, pour écrire trois de ses célèbres romans Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mésopotamie.

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