PATRICK ROEGIERS

Patrick Roegiers est né à Ixelles le 22 septembre 1947. Depuis 1983, il vit à Paris. Il a écrit une trentaine de livres : romans, poèmes, ouvrages sur la photographie.

 

En 2007, il a publié La spectaculaire histoire des rois des Belges sous-titré « roman- feuilleton ». Un livrebourré d’anecdotes, sur la vie de la Belgique ou sur la vie, même privée,des rois. Un livre d’affection et de reconnaissance.

 

Le livre s’ouvre sur l’arrivée en Belgique de Léopold 1er en 1831. Aquarante et un an il découvre le pays dont il sera le roi. Un roi élu par le Congrès,ce qui est une première et ce qui explique l’appellation de roi des Belges. Il a longtemps hésité, étudié la Constitution, qui est reconnue comme remarquable pour l’époque. Il prête serment le 21 juillet 1831, date qui sera retenue comme jour de fête nationale.

 

Léopold de Saxe Cobourg Gotha devra « faire » la Belgique, qui a proclamé son indépendance le 10 novembre 1830. Convoitée par les Français et la Hollande, la neutralité lui a été imposée par le grandes puissancespour garantir son indépendance. Il guidera la Belgique vers l’équilibre et la prospérité.

 

Le livre de Patrick Roegiers est bien, comme l’indique le titre, l’histoire des rois des Belges. Bien sûr, on y retrouve l’histoire de la Belgique, mais toujours à travers le regard ou les actions de ses rois. Détail assez piquant, aucun homme politique n’est mentionné.

 

J’ai découvert que les trois premiers rois avaient une obsession,le désir d’abdiquer, de grandes difficultés à comprendre ce pays et ses habitants, une propension à la dépression mais un objectif : faire de la Belgique un pays envié par l’Europe.

 

Patrick Roegiers arrive à nous faire voir nos rois autrement que ce que nous avons appris dans nos livres d’histoire car il les rend « humains » avec leurs manies, leurs angoisses, leur propre personnalité.

 

Lépold 1er était « le roi », Léopold II le « roi d’affaires », Albert « notre roi ». (page 186).

 

Ce qui frappe à la lecture du livre, c’est le souci d’objectivité de l’auteur. Ceci même quand ilraconte les événements difficiles, comme, par exemple, l’abdication de Léopold III, pour éviter un bain de sang, le montage peu constitutionnel inventé le jour où Baudouin refuse de signer la loi sur la dépénalisation de l’avortement.

 

Par contre, il rétablit l’honneur de Léopold II, accusé d’exploiter les noirs au Congo, pire de leur couper les mains, rumeurs répandues par l’Angleterre, furieuse de voir un état si rentable lui échapper. Il léguera le Congo à la Belgique, par testament,le 9 août 1890.

 

C’est évidemment impossible de résumer plus de quatre-cent–cinquante pages. Je ne puis que vous inciter à lire le livre, bien documenté, au style alerte, coloré, qui mérite bien son sous-titre « un roman-feuilleton ».

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