ELIE WIESEL

Elie Wiesel est né à Sighet, en Roumanie, le 30 septembre 1928. A quinze ans, il a été déporté avec sa famille à Auschwitz-Birkenau, puis à Buchenwald. Il y perdra notamment ses parents et sa soeur. Libéré par les Américains, il passe une dizaine d’années en France, durant lesquelles il fait des études de philosophie à la Sorbonne. Il devient journaliste pour un quotidien israélien. François Mauriac l’aidera à publier sa toute première oeuvre La Nuit. Il y relate son expérience de la shoah. (1958). En 1963, il devient citoyen américain et obtient une chaire en sciences humaines à l’université de Boston. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1986.

Il a écrit de nombreux livres. Survivant de la shoah, il tient à en parler. « Parler est impossible, se taire n’est pas permis. » Il le fera donc par la littérature. Il a raconté combien il avait été choqué, à son arrivée en Amérique, par le racisme « Je n’ai jamais eu honte d’être juif, mais j’ai eu honte d’être blanc. »Fervent défenseur des droits de l’homme, il se battra sur tous les fronts. (Juifs soviétiques, Kurdes, réfugiés cambodgiens etc.)

LE CAS SONDERBERG.

Le héros est un jeune journaliste, Yedidyah, critique théâtral, qui doit couvrir le procès de Werner Sonderberg, jeune allemand résidant aux Etats-Unis, qui est accusé d’avoir assassiné son oncle. Il est parti dans les montagnes avec lui et est revenu seul. Au procès il déclare « Je suis coupable et non coupable. »

Le procès va bouleverser Yedidyah et l’entraîner à revivre son passé. Qui est-il vraiment ? Comment retrouver les visages disparus d’un père, d’une mère, d’un frère ? Comment faire la paix avec lui-même ?

Elie Wiesel dit avoir écrit le livre pour décharger la jeunesse allemande d’un sentiment de culpabilité sur l’horreur que leur inspire ce qu’ont fait leurs grands-parents. D’où la confrontation de Werner Sonderberg avec, non son oncle, mais son grand-père, fugitif nazi, qui essaie de convaincre son petit-fils que toutes les horreurs qu’il a commises étaient justes.

S’il déclare que le fanatisme menace le monde, il croit en la paix en Israël « Si l’Etat juif a pu faire la paix avec l’Allemagne, pourquoi ne la ferait-il pas avec les Palestiniens ? »

(Les citations sont reprises de différents entretiens).

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