MAREK HALTER

Fils d’un imprimeur et d’une poétesse yiddish, né en 1936, Marek Halter s’échappe, avec ses parents, du ghetto de Varsovie, à l’âge de cinq ans. A leur arrivée en Ukraine, une patrouille de l’armée rouge les dirige vers Moscou, puis ils sont envoyés en Ouzbékistan. La famille s’installe à Paris en 1950. En 1951, il se rend en Israël et travaille dans un kibboutz. Revenu à Paris, il s’inscrit à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. Sa première exposition a lieu à Buenos Aires en 1955.

En 1976, il publie son premier livre Le Fou et les rois. Il en écrira beaucoup d’autres : Jérusalem, Les Mémoires d’Abraham, La Bible au féminin. Il est également l’auteur d’un film Les Justes consacré à ceux, qui, en Europe, ont risqué leur vie pour sauver des Juifs.

Il est cofondateur de SOS Racisme et avec Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali et Françoise Giroud de Action Internationale pour la paix. Il préside aussi le Comité International pour la Paix Négociée au Proche-Orient. En 1991, il a fondé le Collège Universitaire Français de Moscou et un an plus tard, celui de Saint-Pétersbourg. Il est actuellement président des deux collèges.

JE ME SUIS REVEILLE EN COLERE.

Publié en 2007, chez Laffont, c’est un livre de combat. Il imagine un dialogue entre lui, non croyant, et un juif pieux. Il parle de ses colères :
« Je ne parle pas de ces colères habituelles qui nous sont propres, contre nous-mêmes, notre famille, nos amis ou collègues, mais des vraies colères, celles qui touchent à l’universel.

Tous les sujets polémiques du moment sont abordés : communautarisme, écologie, religion, démocratie, altermondialisme, conflit israëlo-palestinien, l’Europe… Un dialogue sans complaisance, enrichi de citations bibliques, historiques ou philosophiques.

J’ai beaucoup aimé le livre. Il se lit facilement mais est un appel à la réflexion. Le langage, politiquement incorrect, m’a paru être celui du bon sens.

Un autre livre, traitant les mêmes sujets, paraît en même temps. Conversations sur les sujets qui fâchent d’Alexandre Adler et Gilles-William Goldnadel. Ils sont interrogés par un journaliste et échangent leurs points de vue, souvent divergents.

Alexandre Adler est expert en géopolitique internationale et éditorialiste au Figaro et à France Culture. J’avais beaucoup aimé son livre J’ai vu finir le monde ancien, paru en 2002 , qui a obtenu le Prix du livre politique en 2003.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s