JOUR DE LA VICTOIRE.

A NE JAMAIS OUBLIER.

Nous fêtons aujourd’hui la fin de la guerre de 40. Que d’horreurs ont été commises pendant cette guerre ! Collaboration, déportations, bombardements, fusillades de civils, camps d’extermination, shoah.

Certains ont résisté et ont payé de leur vie. Jean Moulin est resté dans nos mémoires mais combien d’anonymes se sont engagés dans la résistance.

Comme disait Simone Veil « plus jamais cela ».

Nous avons la chance de vivre en paix mais beaucoup de pays sont encore en guerre.

Nous n’apprécions pas toujours la paix dont nous jouissons depuis la fin de la guerre. La victoire des alliés est fêtée aujourd’hui comme chaque huit mai.

Ayons une pensée pour tous ceux qui ont vécu l’horreur.

Beaucoup de jeunes ne savent pas ce que signifie la shoah. Elle fait partie de notre histoire. Nous ne pouvous pas l’oublier et l’expliquer aux jeunes est un devoir de mémoire.

 

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PAUL VERLAINE.

La poésie peut nous aider à nous évader du réel.

Mon rêve familier.

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

 

Poète français (1844/1896) ce poème est extrait de son premier recueil de poésie « Poèmes saturniens » écrit à l’âge de 22 ans.

 

 

EPIPHANIE.

 

Quelle est l’origine de l’Epiphanie ? Comment de fête païenne est-elle devenue une fête chrétienne ? Pourquoi la fête-t-on le 6 janvier ? Pourquoi dégustons-nous la galette des rois ?

Si cela vous intéresse, je vous renvoie au billet de l’an dernier.

Aujourd’hui, je mettrai la vidéo d’une chanson souvenir de jeunesse.

Bonne fête des rois !

LA BEAUTE.

 

Seule la beauté peut nous aider à échapper au monde violent dans lequel nous vivons.

Beauté d’une note de musique, d’une mélodie, d’une sonate, d’un concerto.

Beauté d’un sourire, d’un baiser, d’une caresse, d’une main posée sur l’épaule.

Beauté d’un mot, d’une phrase, d’un texte, d’une poésie, d’un livre.

Beauté d’un coucher de soleil, d’un ciel étoilé, d’un lac où les rayons du soleil se reflètent, des arbres qui se balancent doucement ou que le vent secoue sans ménagement, des vagues de la mer qui se soulèvent puis retombent à nos pieds.

Beauté de la nature.

Je repense à ce poème d’Alphonse de Lamartine, « Le Vallon » qui, mieux que je ne pourrais le faire, a traduit ce que la nature pouvait lui apporter.

« J’ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie ;
Je viens chercher vivant le calme du Léthé
Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l’on oublie ;
L’oubli seul désormais est ma félicité. »

Mais le poète n’en reste pas là. Après s’être étendu sur les chagrins de sa vie, il se reprend :

« Mais la nature est là qui t’invite et qui t’aime :
Plonge-toi dans son sein qu’elle t’ouvre toujours
Quand tout change pour toi, la nature est la même,
Et le même soleil se lève tous les jours. »

Message d’espoir.

La télévision me relaie tous les jours des scènes violentes. Scènes de guerre, de bagarres, d’agressions, d’arrestations musclées.

Elle ne m’épargne pas. Elle me rappelle les attentats, les menaces de terrorisme. Même la religion ne véhicule pas toujours un message de paix mais un message de haine.

C’est notre monde.

La deuxième guerre mondiale aussi horrible qu’elle ait été s’est terminée par un espoir de paix. « Plus jamais cela » disait Simone Veil. Hélas !

Nous revivons la violence du rejet de l’autre : antisémitisme, homophobie, discours haineux même dans les réseaux sociaux qui ne devraient qu’être un endroit privilégié de partage.

Combien est forte la puissance de l’image ! Même si je suis à l’abri, les images de ce qui se passe ailleurs, m’ébranlent.

Je lis les journaux en cherchant désespérément quelque chose, je ne sais quoi, qui pourrait me faire dire que tout n’est pas aussi sombre que je le ressens. Hélas !

Je ne vais pas dans ce billet commenter l’actualité mais permettez-moi un seul exemple d’un événement qui a suscité l’espoir. Les gilets jaunes voulaient exprimer leur colère mais espéraient aussi changer ce monde d’inégalités, d’injustices, rétablir  un monde dans lequel ce que nous appelons  «  nos valeurs » reprendrait la place qui aurait dû être la leur. Quelle que soit l’issue, nous n’oublierons pas que des hommes ont eu le courage de se lever pour dire leur quotidien et appeler à un changement.

Notre monde n’est pas celui dont nous rêvions. L’histoire est là pour nous rappeler que d’autres avant nous ont rêvé d’un monde meilleur, qu’ils y sont parfois parvenus.

Nous leur devons de garder l’espoir, de faire modestement ce que nous pouvons, dans la sphère qui nous est réservée.

Ne dit-on pas : « Ne perds jamais l’espoir. Lorsque le soleil se couche, les étoiles apparaissent. »

 

 

 

 

 

 

 

BIENVENUE 2019 !

 

Bonne année !

Depuis la nuit des temps, le houx est considéré comme un porte bonheur parce qu’il reste toujours vert. Il semble donc échapper à la marche du temps jalonnée par les saisons. Il symbolise la vie au cœur de l’apparente mort hivernale.

Qui mieux que notre grand poète, Emile Verhaeren (1855/1916) nous inviter à être heureux ?

Le matin.

Dès le matin, par mes grand’routes coutumières
Qui traversent champs et vergers,
Je suis parti clair et léger,
Le corps enveloppé de vent et de lumière.

Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux ;
C’est fête et joie en ma poitrine ;
Que m’importent droits et doctrines,
Le caillou sonne et luit sous mes talons poudreux ;

Je marche avec l’orgueil d’aimer l’air et la terre,
D’être immense et d’être fou
Et de mêler le monde et tout
A cet enivrement de vie élémentaire.

Oh ! les pas voyageurs et clairs des anciens dieux !
Je m’enfouis dans l’herbe sombre
Où les chênes versent leurs ombres
Et je baise les fleurs sur leurs bouches de feu.

Les bras fluides et doux des rivières m’accueillent ;
Je me repose et je repars,
Avec mon guide : le hasard,
Par des sentiers sous bois dont je mâche les feuilles.

Il me semble jusqu’à ce jour n’avoir vécu
Que pour mourir et non pour vivre :
Oh ! quels tombeaux creusent les livres
Et que de fronts armés y descendent vaincus !

Dites, est-il vrai qu’hier il existât des choses,
Et que des yeux quotidiens
Aient regardé, avant les miens,
Se pavoiser les fruits et s’exalter les roses !

Pour la première fois, je vois les vents vermeils
Briller dans la mer des branchages,
Mon âme humaine n’a point d’âge ;
Tout est jeune, tout est nouveau sous le soleil.

J’aime mes yeux, mes bras, mes mains, ma chair, mon torse
Et mes cheveux amples et blonds
Et je voudrais, par mes poumons,
Boire l’espace entier pour en gonfler ma force.

Oh ! ces marches à travers bois, plaines, fossés,
Où l’être chante et pleure et crie
Et se dépense avec furie
Et s’enivre de soi ainsi qu’un insensé !

 

J’espère que vous aimerez ce poème autant que moi. Bonne lecture.

POUR LE PLAISIR…

Luciano Pavarotti est né le 12 octobre 1935 à Modène et mort le 6 septembre 2007 dans la même ville. Après des débuts difficiles, il est actuellement considéré comme le plus grand ténor international.

Anecdotes : il ne savait pas lire la musique et éprouvait des difficultés à étudier un opéra. Et pourtant, c’est lui qui a voulu ouvrir l’opéra à tous.

Vous le savez, il restera toujours mon ténor préféré.

NOEL.

Joyeux Noël !

L’Hiver.

C’est l’hiver sans parfum ni chants…
Dans le pré, les brins de verdure
Percent de leurs jets fléchissants
La neige étincelante et dure.

Quelques buissons gardent encor
Des feuilles jaunes et cassantes
Que le vent âpre et rude mord
Comme font les chèvres grimpantes

Et les arbres silencieux
Que toute cette neige isole
Ont cessé de se faire entre eux
Leurs confidences bénévoles…

— Bois feuillus qui, pendant l’été,
Au chaud des feuilles cotonneuses
Avez connu les voluptés
Et les cris des huppes chanteuses,

Vous qui, dans la douce saison,
Respiriez la senteur des gommes,
Vous frissonnez à l’horizon
Avec des gestes qu’ont les hommes.

Vous êtes las, vous êtes nus,
Plus rien dans l’air ne vous protège,
Et vos coeurs tendres ou chenus
Se désespèrent sur la neige.

— Et près de vous, frère orgueilleux,
Le sapin où le soleil brille
Balance les fruits écailleux
Qui luisent entre ses aiguilles…

Anna de Noailles.